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A cause le leur éloignement et de leurs dimensions restreintes, ces: lambeaux ne se prêtent pas aux plasties de la face, du tronc ou des membres supérieurs; aussi lés réserve-t-on aux restauration des membres inférieurs.
| 4° Région scapulaire et dorsale
Le dos est une région d'extension où le tégument est adhérent en profondeur en raison de la faible quantité de tissu sous-cutané. De ce fait la fermeture de la brèche de prélèvement est parfois difficile; aussi utilise-t-on cette région quand les autres parties du corps ne sont pas intactes . et qu'il faut un lambeau important mis en place rapidement.
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F1G. 21, — Lambeau dorsal destiné à la face, (Parent)
Il y a intérêt à créer un cylindre long pour éviter les transplantations successives. Ce lambeau vertical, dépassant en haut l'épine de lomoplate, . si c'est nécessaire, et dont les d'mensions atteignent jusqu'à 8 cm.X25 cm., peut être allongé secondairement pour arriver d'une seule traite jusqu'a la face par exemple. Il donne un tégument ferme, assez peu modelable,.
sans poils.
5° Région thoracique
On peut y prélever de longs lambeaux parce que l'on dispose d'une surface très vaste que la présence du sein restreint en partie chez la femme. Le tégument est souple, glabre, sauf dans la région médiane chez l’homme.
a) Région sous-claviculaire. — On dispose d’une bande de tissu parallèle -
à la clavicule et que l'on peut secondairement réunir-à celle du côté opposé en enroulant le pont qui les sépare sur la ligne médiane. Le lambeau acromio-pectoral peut être, suivant sa longueur, parallèle à la clavicule ou légèrement oblique de haut en bas et de dehors en dedans, car il est préférable que son extrémité interne ne dépasse pas d'emblée la ligne médiane.
Ce tégument fin et de bonne qualité est souvent utilisé pour les restaurations de la face. Les dimensions du lambeau n'excèdent pas 5 à 6 cm. X 15 à 18 cm., aussi est-on obligé de rapprocher la tête de l'épaule dans une position incommode, si l'on veut le transporter à la face en une seule étape, à moins qu'on ne l’allonge suffisamment pour y parvenir sans gêne.
F1G, 22, — Long lambeau thoracique destiné à la région mentonnière : premier déplacement,
b) Région pectorale. -— Les lambeaux thoraco-épigastriques sont verticaux, où obliques surtout de haut en bas et le dehors en dedans, et ils peuvent être prolongés vers la région abdominale jusqu’à donner un cylindre de 30 em. de long. La plaie de prélèvement est assez difficile à combler surtout dans sa partie supérieure.
Ces lambeaux sont fréquemment utilisés pour les restaurations de l’aisselle ou de la face postéro-externe du bras parce que leur transport y est facile. |
6° Région abdominale
La région abdominale est un lieu de choix pour les prélèvements parce qu'elle offre une réserve consislérable de matière plastique en tégument et en tissu cellulo-adipeux. L’étendue disponible est très vaste, lisse, sans poils sauf dans la région pubienne et médiane chez l’homme.
Les lambeaux peuvent être taillés verticalement, obliquement où horizontalement.
a) Les lambeaux verticaux. — 1Is sont parallèles au grand droit et atteignent 8 cm. de large sans difficulté.
b) Les lambeaux obliques. — Ils peuvent avoir une grande dimension
en empiétant sur la zone thoracique. On les trace de haut en bas et de dehors en dedans en partant de la neuvième ou dixième côte et en les dirigeant vers la région sous-ombilicale.
Nous avons vu de grand lambeaux abdominaux pouvant atteindre 25 cm. de long sans risques, et susceptibles sans difficulté d’être allongés à leurs deux extrémités jusqu'à atteindre 40 cm.
c) Les lambeaux horisontaux traversant la ligne médiane. — GiLiies et d’autres auteurs après lui ont signalé le danger qu'il y a à tracer un lambeau traversant la ligne médiane, à cause de la pauvreté des anastomoses vasculaires à ce niveau. Bien que nous n'ayons jamais observé de nécroses dans ces conditions, nous pensons qu’il vaut mieux tracer le lambeau en deux temps pour lui faire franchir la ligne médiane quand sa propre vascularisation est bien établie.
Les plus employés sont les lambeaux obliques thoraco-abdominaux, partant en haut de la ligne axillaire postérieure et allant vers la région sousombilicale.
A l'inverse du dos, l'abdomen est une région de flexion sur laquelle la coaptation des berges de la plaie de prélèvement est facile. On peut même accentuer cette flexion en mettant l’opéré au lit, membres inférieurs et dos fléchis.
La cicatrice de prélèvement est peu visible quand elle est orientée dans le sens d’un pli de flexion; de plus elle est cachée par les vêtements.
L'inconvénient de la distance du lambeau aux parties extrêmes du corps a disparu le jour où l'on a utilisé le relai intermédiaire de l'avant-bras. Quand le cylindre est très long on peut le fixer en son milieu au poignet et le transporter en un seul temps.
On utilise les lambeaux abdominaux pour restaurer de vastes mutilations qui atteignent plusieurs régions. Ils rendent aussi de grands services dans les brülures étendues et surtout profondes qui dépassent le tissu cellulaire sous-cutané, mais cette indication et actuellement limitée depuis l'emploi du dermatome.
[T. — SUIVANT LEURS FORMES 1° Les lambeaux simples Le cylindre est droit s’il est délimité par deux incisions parallèles et
droites, ou curviligne si le tracé est courbe. Ce dernier à l'avantage de décaler les lignes de suture.
2° Cvlindres à palette
On peut être amené à tailler une palette à l'extrémité d’un cylindre pour obtenir d'emblée une surface plane prête à être utilisée, et dans ce cas le cylindre ne sert que de tige nourricière.