‹ Les langues dans l'Europe nouvelleChapitre 21 sur 122 · PARENTES SANS INTERET PRATIQ.UE · texte numérisé non relu

PARENTES SANS INTERET PRATIQ.UE

un grand nombre de traits communs, pour la prononciation, la grammaire et le vocabulaire, et les sujets parlants arrivent aisément à sentir qu'ils parlent au fond une même langue. La parenté qu'ont entre elles les langues romanes comme le français et l'italien est moins rapprochée; mais le parallélisme est encore assez grand à beaucoup d'égards pour rendre relativement aisé l'apprentissage de l'italien par un Français, du français par un Italien, La parenté qu'ont entre elles des langues indo-européennes de types différents comme les langues romanes et les langues slaves est si lointaine qu'elle n'a presque plus d'intérêt pratique. Et cependant, si l'on essaie d'apprendre des langues d'un tout autre groupe, une langue sémitique comme l'arabe par exemple, on se sent en présence d'une structure linguistique plus diftérente; si effacées qu'elles soient, les traces de l'ancienne unité indo-européenne ne sont donc pas entièrement abolies.

Si, comme il est possible mais non démontré, l'indo-européen et le finno-ougrien par exemple sont parents, l'apprentissage du finnois ou du magyar par un Français n'en est en rien facilité.

Une parenté de langues peut donc, suivant le cas, exprimer ou non quelque chose d'actuellement visible et d'actuellement utile. Cela ne change rien à ce qu'on entend par cette parenté. Quand on dit que deux langues sont parentes, on exprime le fait historique que, à une date déterminée, ces deux langues n'en disaient qu'une et qu'il y a eu depuis développe-

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