‹ Les langues dans l'Europe nouvelleChapitre 22 sur 122 · PORTÉE DE LA CLASSIFICATION · texte numérisé non relu

PORTÉE DE LA CLASSIFICATION

ment continu de cette même langue en des conditions différentes qui ont déterminé, des différences de structure plus ou moins profondes. La réalité constante que comporte une « parenté » de langues, c'est le fait historique d'une communauté linguistique ayant existé à une date donnée. Mais cette date peut être plus ou moins lointaine ; les changements intervenus entre la période de communauté et la période ultérieure qu'on considère peuvent être plus ou moins importants; et la définition n'implique pas que le fait historique de la communauté ait laissé la moindre trace actuellement appréciable. Expression d'un fait historique, une parenté de langues n'indique rien sur ce que l'on pourrait appeler proprement une origine. Le linguiste envisage simplement le développement d'une langue entre deux dates. Le latin que continuent les langues romanes est une forme prise par l'indo-européen, et l'indo-européen, qui n'est livré par aucun monument, qui presque assurément n'a jamais été écrit, mais dont la comparaison de langues conservées garantit l'existence, était à son tour la forme prise par une langue parlée antérieurement. Le linguiste ne saisit nulle part une origine ; il ne peut que suivre> plus ou moins complètement, de plus ou moins près, l'histoire d'une langue donnée entre deux moments déterminés.

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