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TROISIÈME PERSONNE

Nominatif : ô.

l^'dûï : ne k-i, nek avec le suffixe de la troisième personne -»

(comme nek-em, nek-ed) ô-nek-i.

Accusatif : o-é; avec le signe de l'accusatif réitéré ô-t'ct.

Pluriel» — Nominatif: o-k.

SOUCHE TATARÊ. 44^

Datif : nek-i-k, c'est le datif du siDgulier avec -Ay ô-nek'i'k,

avec réitération du pronom.

Accusatif: ô-k-eL

Les autres pronoms kij melly lequel, asi celuilà, ez celui-ci, sont déclinés comme les substantifs.

Deux sufSxes possessifs s'agglutinent les terminaisons des cas : miig, le noyau, la graine, l'essence; nominatif, mon essence, c'est-à-dire moimême, s'exprime par magam; datif, nfiag-am-nak^

à mon essence, c'est-à-dire à moi-même; a' haz-

ad'bol se traduit par de ta maison (un mouvement sortant de l'intérieur de la maison).

Quand on imagine au pluriel ce qu'on posràde, U faut mettre -i-, ce signe du pluriel, entre le substantif et le suffixe. Après un radicalà voyelle, On ne fait qoe prolonger la voyelle ; après un radical à consonne, on remplace -^ par -ai ou par -ei^

en d^autres termes, le simple -î- se renforce d'une

Voyelle accessoire.

Voici , à la page suivante , les formations des

iSO LANGUES DE L^EUROPE.

Kép, image.

SINGULIER. PLURIEI*.

Kép-em ( è étant une voyelle Kèp-et-m, mes images.

douce , réclame donc des

suffixes à voyelles douces;

a est une voyelle dure, Âal-

a, son poisson, etc.]> mon

image.

Mep-ed, ton imn^e. Kèp-ei-d, les images, ^

Eép-e, son image. Kèp-et, ses images.

Kèp'ûnk, notre image. Kèp-ei-nk, nos images.

Kèp-etek, votre image. Kèp-ei-tek, vos images.

Kép-eky leur image. Kép-ei-k, leurs images.

Pour kepei, ses images, on aurait dû s'attendre à rencontrer Ae/;^^c/ mais on peut l'expliquer par 1^ fusion du pluriel i avec la voyelle suffixe de la troisième personne. L'explication donnée par Kellgrer^ est moins simple.

Toutes ces formes peuvent se décliner par le^^ postpositions connues : af kepeink-neky à nos ima* — ges, etc.

Le pronom suffixe de la troisième personne jou9 un rôle particulier ; nous en dirons ici quelque^ mots.

Ce suifixe est employé pour exprimer par uci détour le génitif; mais cela n'a lieu que quand 1^ génitif annonce une possession, par exemple : 1^

SOUCUE TATARE. i24

maison du voisin, cl szomszédnak a^ haza ou a^ szomszéd' a haza, littéralement la maison au voi-* sin; la ville de Pesth, Pest{i)vdrosa, littéralement d Pest sa ville. Le possesseur est ici désigné deux fois, d'abord par le pronom possessif, puis on lo mentionne encore. Dans sa forme -é^ on attache ce pronom suffixe au mot qui désigne le possesseur et on obtient par là un mot suffixe qui exprime encore le nominatif de Fobjet possédé : a^ Janos-e^ littéralement à Jean sâ chose, c'est-à-dire la propriété de Jean ou ce que Jean possède; on demande, par exemple, à qui est ce livre là ? et on reçoit la réponse : a' Janosé, c'est-à-dire à Jean le siens o^est comme a' Janosnak a' gyermeke, à Jean Bon livre. — Ces formes avec -ë sont sujettes à la déclinaison ; tu achètes les livres de Pierre, moi ceux de Jean, se traduit par en a' Janos^-i-t^ d'après la règle sus-mentionnée. On peut attacher encore -é' au pronom démonstratif contenu dans le premier -é: cette maison est à mon fils, P autre est ^ celui du voisin se traduit littéralement par amaz ^ szomszédééj l'autre est du voisin le sien sien. On peut même faire la déclinaison de ces formes que je

: . (i) Prononcez Pechte en français {Le traduct,)»

422 LANGUES DE l'eUROPE.

voudrais appeler tertiaires, ou du moins secondaires.

Cet -é s'accroche même aux pronoms personnels qu'on traite comme des substantifs ; les pronoms de la première et de la deuxième personne prennent leurs suffixes en même temps : le tien se traduit littéralement par de toi sien, en magyare ti-é^^ nôtres se traduit de. même, mi^nk^ vôtres par ti^Mek. Ces formes ont un pluriel et une déclinaison en règle : aux nôtres (par exemple, amis), ^ mi-M-nhnek. Il est impossible, de trouver d'autres formes qui montrent plus clairement ce que c'est que l'agglutination.

Ajoutons ici le reste des formes qui naissent du pronom affixe de la troisième personne. En magyare, il y a deux séries de terminaisons personnelles pour les verbes transitifs. L'une est employée quand l'objet de l'action ayant l'article défini, ou étant déterminé par des suffixes, se trouve apposé au verbe, ou lorsque le verbe se rapporte à un objet déjà connu : en allemand on dit alors es. Yoilà la forme déterminée. L'autre, la forme indéterminée, est d'usage quand on ne pense guère à l'objet de l'action, ou qu'il n'a pas l'article défini : ainsi, ity il écrit (exprimant tout court écrire); mais ir-ja, il l'écrit (par exemple, une lettre dont on aiait

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parlé) ; la'tom a% erdôt, je vois la forêt (la forêt en question), mais la' tok erdôt, \ei\oh une forêt. Ainsi la phrase « je n'écoute pas ce qu'il dit » ne saurait se traduire qu'avec la forme du pronom personnel en om, forme déterminée, parce que l'action du Yerbe écouter se rapporte ici à une chose déterminée, ce que. Il faudra donc traduire nem hallom, mit beszél; en allemand on peut y intercaler le pronom neutre es : ich hôre es nicht, waa er ^richt(i).

Cette forme double, si je ne me trompe, ioi'avait pas été expliquée. Les formes déterminées contiennent virtuellement le sens de l'accusatif du pronom de la troisième personne {le^ la) ; elles le contiennent aussi phonétiquement, comme je vais 1^ prouver tout à Theure, et se distinguent des forces indéterminées y surtout parce qu'elles ont le Suffixe de la troisième personne intercalé devant la terminaison personnelle.

Et d'abord, le suffixe de la troisième personne ^^ija, a, je, c ou ^ (prononcez ^ comme en alleïïiand, c'est-à-dire à peu près comme y en fran-

(i) Voyez Kellgren Grundzuge d, finn. Sprache u. s. w. ; 1847» Ber- "'^'P- 79; elScholt, Versuchuberdie tatarischen Sprachen ; x836, Berlin,

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çais). Ce suffixe devient aussi i, par exemple, nek*i à lui, à elie^ comme nek^ed à toit nek-em à moi ; la syllabe nek est la marque du datif; elle a ici un e à cause des voyelles douces i et e du radical ed, ou eniy ou i.

Ce suffixe peut se confondre avec une voyelle, de sorte qu'il se fait entièrement remplacer par elle : kép-ei, ses images; le «-t n'est qu'un signe de pluriel, ce qu'on voit par d'autres formes de déclinaison : kèp-'eimj kép-eidy etc., etc., et par la comparaison avec le pluriel linnois. Le suffixe en question, -i-, a été absorbé par cette voyelle ei^ qui devrait ainsi être ei-i.

Abordons maintenant la conjugaison du temps présent :

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