Jr-nak, ils écrivent. Ir-jdk, ils l'écrivent
Les formes les plus marquantes sont ici la
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deuxième du pluriel indéterminé i'rtok: le 4ok est le suffixe de la deuxième du pluriel ; littéralement < voire écrire » ; la deuxième du pluriel déterminé est ir^a-tok : \eja est le suffixe de la troisième, ici avec un a long, puisque les voyelles brèves devant des suffixes se changent en voyelles longues; littéralement t votre récrire ». Puis la troisième du singulier irja, «écrire le», correspond à la forme indétermi-
néefV^qui n'est que le simple radical er,=écrire. La troisième du singulier montre partout le tronc verbal tout nu, et par conséquent ici dans un verbe primitif le radical. De cet i'r-ja le pluriel régulier ir-jalh^ formé comme un substantif, est considéré comme ia troisième du pluriel (1) indéterminé ^V-^t-aA, i'r avec le pluriel <ik et avec un n interposé, dont 'a signification n'est pas claire; i'r-j^uk, nous récriions; -uk probablement abrégé Ae^-unk (suffixe ^6 la première personne du pluriel), à cause de IV intercalé, qui est le suffixe de la troisième; *>- ^^k est conforme à la règle , c'est-à-dire, « notre écrire » ou « nous écrivons ».
La deuxième personne du singulier dans la forme indéterminée n'a pas de voyelle intermédiaire, le i
( f ) Dans les langues tatares, il n*y a pas de différence bien marquée ^^re le \erbe et le substantif.
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y est radouci à ^, donc «V-«7^ tu écris ; la forma déterminée iW^o-d place devant le suflixe ordinaire de la deuxième personne (</), une voyelle qui exprime le pronom et qui sert en même temps dé Toyelle intermédiaire ; la première personne déter* minée ir-o-m est formée d'une manière semblaUe; ir-ok est indéterminé.
Dans r indéfini le suffixe a {é) ne peut se manifester, parce que le caractère de ce temps est une voyelle intermédiaire a^ e, qui doit être prolongée devant chaque suffixe, ceux-ci étant regardés dairt la conjugaison comme des terminaisons personnelles; le suffixe de la troisième se confond avec cette voyelle longue. Mais dans la troisième du sin-* gulier se manifeste aussi ici l'augmentation de voyelle produite par ce suffixe : indéterminé »V-tf, il écrivait, et déterminé ir-a! il l'écrivait.
Le parfait , avec son signe /, est comme le présent ; par exemple : indéterminé, la troisième personne ir-t, il a écrit, et ir^t-a, il l'a écrit; I» deuxième personne du pluriel indéterminé tr-/atok {a est la voyelle intermédiaire ordinaire) , déterminé ir-t'à'^tok; ici il y a un ol long parc^ qu'il n'est pas voyelle intermédiaire, et qu'il doit par conséquent être prolongé d'après la règte devant le suffixe. La troisième du pluriel indéter-*
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minée est ir-Ua-k^ pluriel régulier de ir-^t; la forme détermiaée est ir^t-a^-k^ de tr-t-a.
Le subjonctif du présent (l'impératif avec le signe caractéristique -j- ) s'explique aussi par ce qui précède; la deuxième personne du singulier est très-clairement formée, indéterminée c'est tV^, déterminée c'est i'r^j-a-d ( contractée en i'rd). La deuxième du pluriel indéterminée est ir^j^aiok, déterminée i' r-j-â'-tok.
Le subjonctif de l'imparfait (le signe c'est na, ne) apparaît de ce qui a été dit.
Le magyare se sert encore d'autres manières phonétiques pour séparer les deux formes; cela n'étonnera personne qui connaît la richesse des 'aogues plus élevées quand il s'agit d'élaborer leur Matière pour en produire des terminaisons grammaticales. La langue magyare doit être appelée une langue sans flexion, mais elle montre beaucoup ^6 force en traitant les terminaisons personnelles ^^ sa conjugaison.
Le radical employé comme exemple, tV, a une ^^yelle moyenne, et des suffixes à voyelles dures. Chez des radicaux ayant des voyelles douces , on ^Hange les voyelles des suffixes , d'après la loi de *'barmonie des voyelles.
Le magyare permet d'entendre les pronoms suf-
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fixes dans un autre sens que le sens possessif; \oyez, par exemple/ les pronoms suffixes aux postpositions ou aux syllabes des cas , fele-m , felé-dj feU'je contre moi, contre toi, contre lui; vehem^ vel-edj vel-e avec moi, avec toi, avec lui. Dans les idiomes sémitiques aussi, les pronoms suffixes ont cette triple application de possessifs , de suffixes prépositionnels, et de marques d'objet pour les verbes actifs : chez les Hébreux, par exemple, makem votre cheval, itt-kem chez vous, ktal^kem il vous a tués; chez les Âb-Khases les préfixes possessifs, les préfixes (ou infixes) personnels du verbe et ses marques objectives ont la même forme.
Le magyare a cela de caractéristique, de signaler une chose par des suffixes, et, après l'avoir désignée, de la nommer encore par une apposition. Rien de plus ordinaire en magyare que des phrases telles que eV-ja a' levelet il l'écrit la lettre, ou a^ ember a' âzem-è à l'homme l'œil sien , c'est-à-dir& l'œil de l'homme. Celte méthode, que je propos^ de désigner sous la dénomination de méthode réi--' térative , existe surtout dans les idiomes incorpo -* rants des Américains indigènes.
Le temps présent n'a pas de signe spécial, l'in-défini ne se distingue que par la modification de^ terminaisons personnelles, par le prolongement d^
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la voyelle intermédiaire; Les autres temps et modes disposent, dans toutes ces langues, d'e)rpreàsions phonétiques déterminées, qui s*atiaclient'au radrcal; le passé défini .^, -ott, -eft; le sul^îonctir et Timpératif ;/, qui s'assimile aux consonnes sibilantes qui précèdent, et forme is areC /, tandis que les assimilations en magyare sont généralement rares: néit^-e^fn se contracte ^nnézzem^ etc. Quelquefois on y »fait concourir des verbes auxiliaires. — LeS' genres du verbe magyare se dessinent comme ceux du verbe turc : iaiy tet; od, 6dj donnent les passif^; at^ et: les causatifs; hat ^ het désignent un verbô potentiel; dos^ dos le verbe fréquentatif, etc, etc. Par exemple : il écrit tV, il fait écrire iràt; je peux récrire *> Afl/-o-m, etc., etc.
80VCBZ OAVÇJLtmigOM (x}.
La phalange composée d'idiomes qui n'appartiennent ni au tatarisme ni à rindo-germanismè, et.
(i) Liset Klaprothj ReUèin den Kaitkatits imdnach Géorgien; ^ Bd.
430 LANGÇES P« ^EUBOPE.
qui s'é(eodent avec les montagnes du Caiicaseï des vh$s de la mer Noire jusqi^'à une très-petitia distdQce de la iper Cas{Hennè, ne nous est pas déjà eptierçment connue. L'idiome géorgien est le plus grapunaticalement développé ; il reste toutefois 4ans les limites de la deuxième classe, de la classiç agglutinante.
I4a conjugaison^ il est vrai , transforme noi]i-fi$Uf lement la voyelle finale de la raciae, msiis a^ssi qM^lquefois sa voyelle interne; par exemple ^ #9 langue la^iquQ le signe de la première personne^ qjui est un simple b^ »f , est non-^seulemei^t préfU^ ; ch^schk labourer la terre par une b^cbe, ^ b^haséi^-^r^ je laboure la terre par 4ine bAclKs; mais aussi ce i se trouve quelquefois interposé #t combiné avec un n ; gietsch battre, giebisch^are je bats ; konz ouvrir, komz-are j'ouvre. En langue suane les radicaux des verbes ont souvent une voyelle peu sûre : le radical dj-m (1), saler, infinitif li-djm-i^ le i^vè^exkioth^djm-né^ le parfait ot-djom: — de même phschth faire des éloges , Tinfinitif
xSx4, Berlin et Halle. — - |losea^ Û,berdie Sprache der Lazen in Ablund' bingen d, BerUner Académie; 1843. — Du même, Ûherdàs Minf>eUsèhf Suanitcheund Abchasische^ 1845, et au même endroit. (() Ce <(f se prononce comne dans ia langue frpioçaise. .
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ï'phuschihj le parfait ot^phasehthj le présent îkwa-fhachth'i. Celle insertion d'une voyelle n'est uçpendant pas bien fixée, elle se fait. par ci par là. [^ n'y vois nullement une flexion, c'est-à?direup îll^gement phonétique du radical pour signaler Qne relation déterminée , je n'y vois qu'un simple jpu phonétique.
Au premier coup d'œil l'observateur pourrait sa kisser tromper par les préfixes des verbes dans le« lingues caucasiques ; mais il faut séparer avec précision les préfixes et le radical.
Bref, toutes nos concessions se bornent, au plus, à ce que nous rangerons ces langues au^ Vtrèmes limites du cercle qu'occupent les langues i flexion. Ont-elles eu une autre place dans l'antiquité? Ont-elles été des langues flexives? Notre graQd 3opp compte, il est vrai, la famille ibéro* caucasique parmi les langues indo-germaniques (1): Qads toute notre estime pour son témoignage ne saurait nous faire illusion. Bopp, avec son im- Qeuse talent et avec sa prodigieuse érudition , n'a nais à découvert que fort peu de ressemblances de
(i) Franz. Bopp Vber das. Georgiscke in Sprachverwandtscht^dieker ^^Af||n^(inAbhdI. der Berlin. Acad. 1846). Il en existe une impression * P^ sous ce titre : • Die Kaukasisehen cHeder des indo^europaiscken ^'^chitammu. » BerliB, iS4j.
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rimlo-gerinanique et dé Tibéro-câucasique; il en aurait pu trouver davantage dans le finnois, dans le magyare ef dans les idiomes des Sémites. Ce qui n'eût obligé personne, de proclamer la consanguinéité de ces langues-là avec la race indo germanique. Du reste, Rosen jeune, qui connaît profondément la souche indo-germanique et la famille du Caucase, ne doute pas le moins du monde que les langues du Caucase ne soient en dehors du sol indo-gérmaniqûe.
Les idiomes caucasiques différent beaucoup entre eux matériellement, mais ils ont une analogie phonétique et formelle. L'alphabet géorgien représente à peu près tout leur système phonétique; il y existe une espèce particulière de consonnes , de celles que le$ grammaticiens ont l'habitude de nommer ^vec un mot latin tenues. Toutes ces langues caucasiques sont d'une rudesse, d'une âpreté acoustique incroyable; il n'y a pas, je pense, d'autre langue plus hérissée de consonnes que celles des Tcherkesses et des Abkhases. Une consonne seule peut être radicale : dans l'idiome lasien, par exemple, y signifie « placer debout » ; son présent est b^'-are; dans fidiome souanien r signifîe comme radical « écrire ». Grammaticalement fabkhasique occupe la place la plus inférieure, il n'a ni flexion