‹ Les langues et les littératures araméennesChapitre 6 sur 6 · Classification dans Maclean (voir note · texte numérisé non relu

Classification dans Maclean (voir note

5. Guim, Beitrlige zur Kenntniss des neuarani. Fellihi-Dialectes (1883; dans la Z. IJ. M. G , t. XXXVIl);— E. Sachal-, Skizze des FellichiDialectes von Mossoul (ALhandl. der Akadem.' zu Berlin, 1895).

t). LiDZBARSKi, Zeitschr. fiir Assyr., t. IX.

T. li. Uiv.u, Li'H I)i;ilfclps ni'-o-sij riens <Ie S.iluiiiax (Paris, 1883».

8. SociN, Dii- neu-ararnliischen Dialecte von Ourniiah bis Mossoul ^Tiibingen, 1882); — A. LœvY, Trans. of Soc nf Bihlical Archœology, t. VI;

— R. GoTTHiciL, Journ. of t lie American Oriental Socieli/, t. XV, (I8!t3); — LiDZBAHSKi, Die neu-arani. Ilandschvificn des Kf/l. Bihliotlieh zu Berlin (AVeimar, 18%;.

Grammaires: i>iToim.\i\D, (irainniar of the modem Syriac /anj/uaj/e ..(1855);

— NôLDEKE, Gramnialik der neusyrischen Spraclie, 1868; — A. .J. Maci.ean, Grammar of the Dialecls of vernacular Hijriac (Cambridge, 1895).

Dictionnaire : Maclean, Dictionary of vernacular Syriac (Oxford, 1901).

9. Une traduction complète de la Bible en syriaque moderne a été aussi imprimée à New York, en 1893, par les soins de V American Bible Society.

Chacun de.s dialectes araméens a sa grammaire spéciale et son vocabulaire particulier : mais ils ont tous un alphabet commun : l'alphabet sémitique, celui-là même qui fut emprunté par les Grecs et a donné naissance à tous les systèmes d'écriture européens. Son origine demeure un problème : l'hypothèse qui le dérive de l'écriture égyptienne allègue des raisons en apparence beaucoup plus plausibles que celle qui le lait venir du cunéiforme ; cependant l'une et l'autre se heurtent à des didicultés actuellement insolubles'.

Les plus anciens types de l'alphabet araméen, connus par les inscriptions, se rapprochent de l'alphabet phénicien de même époque. Mais, tandis que celui-ci se maintint longtemps avec son aspect anguleux, l'autre manifesta de Ixtnne heure des tendances vers des formes plus cursives. LaditVusion de 1 écriture araméenne est tout à fait remarquable. Elle reçut une expansion plus grande que la langue elle-même. Non seulement elle revêtit des formes particulières, plus ou moins éloignées du type primitif selon les lieux et les époques, chez les Palmvréniens. chez les Nabatéens. chez les Svriens; mais elle fut adoptée par les Perses de l'empire Sassanide pour écrire leur propre langue; les Manichéens la transportèrent au cœur de l'Asie centrale ; et les Mongols ont emprunté leur alphabet aux Syriens nestoriens, (|ui avaient fondé des chrétientés florissantes jusqu'en Chine dès avant le vin'' siècle.

Comment les tlivcis alphabels araméons sdiil issus les vins dos autres; comment ils se sont modifiés, accentuant toujours la tendance vers les formes cursives, nous ne le pourrions mo'itrer sans reproduire les ligures mêmes des lettres. I/étude des simplilications de 1 écriture nabatéenne, qui est devenue l'écriture arabe, est particulièrement instructive, parce que les documents épigraphiques permettent d'en suivre les transformations presque sans interruption pendant quatre oii cinq siècles. Mais cette histoire de l'écriture a déjà été faite ', et il nous sutïira d'en avoir signalé ici l'intérêt -.

1. Voir pour la bihliog-raphic Maspeho, ///s/. :inc. des iionples <h iOrienl, 6-^ édit..p. 842.

2. Voir M. DE Vogué, L'alphabet araméen et l'alphabet hébraïque. Paris, 1865: — et surtout Ph. Berger, lUatoire de récriture dans l'antiquité. 2^ éd., Paris, 1892.

Ce rapide coup d'exil sur les langues et les littératures araméennes montre l'importance de leur étude, et laisse deviner les précieuses ressources qu'elles offrent au philologue et à l'historien. Mais que de parties demeurent encore inexplorées dans cet immense domaine ! Ce champ si vaste et si fertile réclame les labeurs de nombreux ouvriers, et leurs etforts méritent les encouragements des maîtres qui ont souci du bon renom et du progrès des études orientales en France.

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