‹ Les langues perdues de la Perse & de l'AssyrieChapitre 1 sur 14 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Nous publions aujourd'hui un second volume sur les Langues perdues. // est consacré, comme le premier, à l'exposition des travaux qui ont conduit à l'interprétation des écritures cunéi~ formes. Nous avons déjà vu Burnouf continuer l'œuvre de Grotefend et jeter une vive lumière sur les inscriptions perses, pendant que Lassen et Sir H, Rawlinson poursuivaient le même but. En 1840, tous les textes perses étaient déchiffrés, lus et commentés^ tandis que ceux des deux autres colonnes, des inscriptions trilingues de Persépolis résistaient encore à l'interprétation. — La seconde colonne, appelée médique, avait provoqué des travaux sérieux qui laissaient

comprendre qu'on était en présence d'une traduction de la première, — La troisième colonne, qui devait contenir une version nouvelle, n'avait livré à Grotefend que quelques noms propres ; mais ces indications avaient suffi pour établir l'identité de ce système graphique avec celui des textes trouvés en Babylonie, et auxquels on allait bientôt rattacher ceux qui avaient été mis au jour en Assyrie.

Cest l'historique des travaux qui ont permis de retrouver la langue de Ninive et de Babylone que M. Menant aborde dans les pages suivantes, La découverte des documents épigraphiques ayant été l'élément indispensable des études, l'auteur n'a pas cru devoir séparer le récit des fouilles de l'exposé des recherches qui s'élaboraient dans le recueillement des centres scientifiques européens. Il a négligé sciemment le côté archéologique pour ne pas se laisser entraîner dans des discussions

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