‹ Les langues perdues de la Perse & de l'AssyrieChapitre 2 sur 14 · PRÉFACE IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE IX

qui V auraient éloigné de son sujet ; il a observé pareille réserve à V égard des questions historiques soulevées et élucidées par les données nouvelles.

En 184), P.-E. Botta retrouvait le premier palais assyrien. Cette découverte fut accueillie avec un véritable enthousiasme; cependant on ne comprenait pas encore un mot des inscriptions annoncées dans les lettres de notre consul.

En France et en Angleterre, on se mit courageusement à l'œuvre, et on ne tarda pas à se rendre maître des moyens d'investigation qui conduisirent rapidement au déchiffrement et à la lecture.

On remarque, dans ces travaux, plusieurs périodes bien distinctes. La première nous présente une phase de syncrétisme, pendant laquelle les savants firent preuve d'une sagacité surpre-

nanie. Nous les voyons s'aider à la fois des renseignements puisés dans les auteurs anciens, des lumières fournies par la comparaison des textes, et enfin des ressources de ta philologie comparée appliquée aux lambeaux de traductions déjà acquises. Il en résulta des œuvres d'une originalité très marquée qui les distinguera toujours de celles qui suivirent. On y sent l'effort constant, la lutte contre le scepticisme inévitable au début, le désir de convaincre, mais par-dessus tout une foi très ferme dans le succès définitif, — L'épreuve satisfaisante de la traduction de la grande inscription de Tuklat-pal-Asar, publiée par la Société Asiatique de Londres (iSjyj, obligea les esprits défiants à reconnaître la solidité des principes qui avaient guidé dans leurs lectures des savants aussi désintéressés que MM, Rawlinson, Fox Talbot, Hincks et Oppert,

La seconde phase montre le développement de

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