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4° La souche Grand Russe-Rex, de l’Eure-et-Loir, signalée par M. Champtmartin, ingénieur-agronome, plus récemment.
Quelle différence, quelle indépendance peut-il y avoir entre ces souches ?
Des croisements opérés par le Docteur Hans Nachtsheim, Directeur de l’Institut des Recherches pour l’héridité à Berlin, entre la souche originelle de la Sarthe et celle de Lübeck, donnèrent exclusivement des sujets semblables aux lapins ordinaires. On peut donc affirmer que ces deux souches sont bien différentes.
De même, M. Etienne Letard, professeur de Zoo- technie à l'Ecole Nationale Vétérinaire de Lyon, a croisé le Castorrex de la Sarthe avec le Russe-Rex de l'Eure et n’a obtenu aussi que des lapins à fourrure ordinaire. Il faut noter que ces Russe-Rex accouplés entre eux ne donnent aue des Rex.
‘ Aucun croisement n’a été fait entre les souches de Lübeck et de l'Eure. Aucune expérience méthodique concernant les rapports de la souche Grand Russe de l'Eure-et-Loire et les autres, n’a été publiée.
Nous pouvons donc conclure qu'il existe certainement plusieurs souches différentes, au moins deux, peut-être davantage. Si l’on admet l'hypothèse factorielle, le facteur Rex peut donc être dû à plusieurs facteurs.
Leur étude fera l’objet d’un chapitre spécial.
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.STANDART
Le standart du Castorrex a été établi par la Com. mission des standarts de la Société française de Cuniliculture, le 4 février 1929. Il a été homologué par la Fédération nationale des Sociétés d’Aviculture de France, le 5 février 1929. Nous le reproduisons intégralement.
Origine. — Le lapin Castorrex est originaire des environs de La Flèche (Sarthe). C’est à M. l’abbé Gillet que revient le mérite de l’avoir remarqué, sélectionné, fixé, fait reproduire à de nombreux exemplaires, exposé dès 1924 sous le nom de Castorrex.
Particularité. — L'originalité du Castorrex, qui le distingue de toutes les autres races de lapins et qui fait un type nouveau de l'espèce, réside dans l’absence totale de jarre et l'existence d’une bourre fine, dense, serrée, qui se porte droit, et si soyeuse qu'au toucher on a la sensation de caresser le velours de soie et d’avoir sous les doigts la plus délicate des fourrures.
Forme et aspect. — Corps allongé, râblé, bien en chair, croupe légèrement arrondie.
Tête. — Assez forte chez le mâle, plus fine chez la femelle ainsi qu’un peu plus allongée.
Nez. — Même caractéristique que pour la tête, plus trapu chez le mâle et plus effilé chez la femelle.
Yeux. — Bruns, pupille foncée.
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Oreilles. — Assez longues, mais sans exagération, bien proportionnées avec la force de l’animal, d’une longueur de 12 à 15 cm., pas trop épaisses, bien plantées, assez rapprochées, légèrement pointues, recouvertes d’un léger duvet soyeux avec une bordure noire vers le sommet.
Fanon. — Aucun chez le mâle ; un léger fanon peut être toléré chez la femelle.
Pattes. — A l'avant, courtes, fines, bien droites, . solidement plantées; à l’arrière, fortes, très allongées.
Ongles. — Bruns.
Queue. — De longueur moyenne, bien droite, bien collée à la croupe, dessous blanc, dessus foncé, se rapprochant le plus possible de la couleur de la four- TUre.
Fourrure. — Absence totale de poils de jarre, au-
cune exception n’est permise. La bourre doit être la plus droite et la plus touffue possible, très soyeuse au toucher, elle doit procurer la sensation de velours et être d’une longueur minima de 15 millimètres.
Teinte. — La teinte doit se rapprocher, autant que possible, de celle du castor. La bande dorsale est castor foncé. Cette couleur descend sur les flancs le plus loin possible en dégradant dans une tonalité plus claire vers le ventre qui est blanc ; la partie supérieure de la bourre est castor, la base est bleutée. La tête, le cou, les oreilles, le tour des yeux sont de teinte plus claire.
Poids. — 3-4 kilogrammes.
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Echelle des points :
Forme, condition, poids ........ #10 OUR LULE RS Re re 50 COUMEULS ERS NE Re Te 25 OPUS AE RE Re PR 5 EUR ST OR Te SC Me arr 5 Pittes ebongles er 5
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Défauts. — Ongles clairs, oreilles cassées, pattes
torses, queue de travers, yeux clairs, taches blanches
aux pattes.
Défauts avec disqualification. — Nombreux poils de jarre (1).
Rex de couleurs. — Présentés par M. le Professeur
Kohler, de Strasbourg, en 1926. Devront avoir la caractéristique de fourrure du Castorrex et la couleur des races qu'elles représentent.
(1) En réalité, cette dénomination: jarre, qui figure au Standard officiel, est impropre ; il y a ici confusion avec les productions pileuses qui doivent être appelées « poil intermédiaire » et étu-
-diées plus loin.
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Histologie du poil rex et du poil normal
Le revêtement pileux des Mammifères est composé, d'une façon générale, de deux grandes catégories de poils : le poil de jarre et le poil de bourre ou duvet.
La fourrure du lapin rex diffère de celle du lapin normal tant au point de vue macroscopique qu’au point de vue histologique. Macroscopiquement, le poil rex est droit, paraît piqué dans la surface cutanée ; au contraire, le poil normal est couché d’avant en arrière et subit de ce fait une orientation dont on se rend facilement compte en passant à plat la paume de la main sur la fourrure.
Dans le même ordre d'idées, les vibrisses du lapin rex ne sont plus aussi abondantes que celles du lapin ordinaire. De plus, elles ne sont pas rectilignes, mais recroquevillées comme si elles avaient subi une torsion énergique.
HiSsTOLOGIE DU POIL EN GÉNÉRAL.
1° La technique est très simple. On fait des prélèvements avec une pince fine pour arracher le poil et le bulbe. Si les poils sont « frais » on les débarrasse des impuretés par lavage au savon, puis on déshydrate
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par immersion dans l'alcool absolu. Si le poil est pigmenté, on décolore le plus fréquemment avec de l’eau oxygénée que l’on laisse agir pendant 30 minutes. On peut aussi décolorer avec de l’acide azotique ou de l’acide chlorhydrique. On lave à nouveau, on sèche et on déshydrate. |
Quel que soit le procédé employé, on dispose les poils parallèlement entre lame et lamelle et le montage se fait soit dans l’eau, soit au Baume de Canada.
2° Généralités. — Un poil comprend quatre parties qui sont :
a) Le bulbe, dont l’étude est surtout didactique et ne peut nous rendre de grands services pour le diagnostic qui nous intéresse.
b) La pointe, plus ou moins fine et épaisse selon les sujets. Elle, au contraire, nous intéresse beaucoup: son existence ou son absence permet, en effet, de dire très vite si le poil examiné a été coupé ou est .court naturellement. Dans les fourrures de lapins ordinaires qui ont été rasées, l’extrémité des poils se termine brusquement, quel que soit le procédé mis en œuvre ; la section est nette si le « rasage » est récent, elle est un peu arrondie pour une fourrure déjà un peu usagée. Chez le rex, au contraire, le poil montre sa pointe fine qu'il a conservée.
c) La racine et le follicule pileux, que nous passerons sous silence, vu le peu d'importance qu'ils présentent pour nous.
d) La tige, qui est la portion la plus étendue du poil, celle qui le constitue vraiment. Elle n’a pas un diamètre égal en tous ses points ; elle est fusiforme.
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Elle débute par un rétrécissement, se renfle, puis se termine par un autre rétrécissement. Sa longueur moyenne est très variable, suivant les races. L'examen histologique de la coupe est très important. On trouve de dedans en dehors, la moelle, la substance corticale et la cuticule. |
La moelle naît plus ou moins loin du bulbe. Elle débute par une seule colonne de cellules qui, dans le poil, de jarre, se bifurque et donne naissance à d’autres colonnes juxtaposées dont l’ensemble forme un dessin régulier ; dans le poil de bourre ou duvet, la colonne cellulaire primitive reste seule dans tout le trajet médullaire. On appelle indice médullaire, le rapport entre le diamètre du canal médullaire et celui du poil pris au point de plus grande épaisseur.
La substance corticale forme un manchon autour de la moelle.
Le poil est recouvert extérieurement d’une mince couche de cellules aplaties, imbriquées, en forme d’écailles dont l’ensemble forme la cuticule. Elles sont toutes tournées vers la pointe et modérément saillantes.