‹ Les larmes de Jacques Pineton de Chambrun, pasteur de la maison de son altesse sérénissime dChapitre 4 sur 24 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Jacques Kneton de Chambrun naquit à Orange, en 1637, d'une ancienne et noble famille qui avait de bonne heure embrassé les principes de la réformation. Son aïeul, qui avait renoncé au monde pour recevoir de Calvin le titre modeste, mais glorieux, de serviteur de Jésus-Christ, contribua, pendant près de quarante ans, à la prospérité de l'église de Nimes. Non-seulement il prit une part des plus actives à la direction de toutes les affaires qui touchaient aux intérêts de sa communautés mais encore il publia, en 1584, un ouvrage de controverse qui obtint un grand succès ^ Il mourut en 1601.

1 V. Ménard, Histoire civile, ecclés. et littér, de la ville de Simes. Paris, 1753, IV, 342-3} V, 2, 248, 311.

* En voici le titre complet : « V Esprit et conscience jésuitique. Pour expresse descouverto de Fesprit de calomDie, et sa suite, ez blasphèmes imposez aux Eglises Reformées, en la personne de feu Jan Calvin, par Jan Hay, moyne Jésuite, au libelle de ses Demandes. Le tout vérifié par les actes et produits de raccusateur. Par J. Pineton de Chambrun^ in-4°. »ll est dédié

X PBÉFAGE.

Il avait un fils qui fut aussi pasteur à Nîmes, en 1609, et plus tard (en 1620), à Orange, où il a laissé une mémoire honorée.

Appartenant ainsi à une famille où les fonctions du saint ministère se transmettaient de père en fils comme un héritage sacré, < Jacques Pinetou de Ghambrun, notre auteur, se livra à l'étude avec toute l'ardeur que lui donnait le désir de suivre les traces de son père et de son aïeul. Les exemples de piété qu'il recevait dans sa famille, les malheurs de l'Église protestante, tout concourait à développer la vocation qu'il se sentait pour le saint ministère, et il n'avait que vingt et un ans, quand il fut jugé digne de succéder à son père au poste important de pasteur d'Orange.

En 1666, il publia une Relation de ce qui s'est passé au rétablissement d'Orange^ c'est- à-dire lors du rétablissement de l'autorité du prince d'Orange en 166Ô. En 1676 il parut une seconde édition de ce petit livre, qui fut traduit en allemand '.C'est à cet ouvrage que M. de Chambrun fait allusion dans ses Larmes (p. 29), comme aussi à une pièce de vers du fameux historien de Thou (p. 80), qu'il commenta sous le nom de Mélanchthon (Champ-Brun) ' . Ce petit poème,

« à tres-haut et tres-puissant Henry, roy de Navarre. » Au haut de la première page de l'exemplaire q^ï se trouve à la BiblicH thèqu« Nationale, se trouvent écrits, d'ancienne date, ces mots : « Porter patiemment calamité. »

^ La traduction allemande parut à Herbom en 1 690. V. Jocher« allgem. Gelehrten Lexic. Leipz. 1751, art. Pincton.

> a Posteritatu J. Aug. Tbuani poématium, in quoargutias (juorumâam importunorum criticorum in ipsius historias propa-r

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