‹ Les Laurentiennes [microforme]Chapitre 32 sur 101 · LE BON PASTEUR · texte numérisé non relu

LE BON PASTEUR

Le curé de notre village, Hélas ! est remonté vers Dieu !

Ses nobles travaux, son grand âge, Recoivent leur prix au saint lieu.

Le cher souvenir qu’il nous laisse Par des mots ne peut s'exprimer :

Nous aimons qui sut nous aimer, Le bon pasteur prodigua sa tendresse :

Nous aimons qui sut nous aimer.

C'était l'appui de l’infortune, L'ami du pauvre cœur souffrant, Car jamais la plainte importune Ne le trouvait indifférent.— Aussi, de l’enfance à la tombe, Toujours joyeux, tendre et zélé, En lui chacun s’est consolé !

Il est passé comme un fruit mûr qui tombe.

Sans lui chacun s’est désolé.

PEOSIES

Rendre justice à sa mémoire, C’est raconter mille bienfaits. Sa vie entière est une histoire Féconde en exemples parfaits.

Modeste et rempli d’indulgence,

. Mais ferme, ardent et courageux,

Quel dévouement aux malheureux !

Sa charité semblait la Providence.

Quel dévouement aux malheureux !

Aux devoirs de son ministère Il joignait ceux du citoyen.

Par sa liberté salutaire

Le prêtre est notre ange gardien, Comme il embrassait notre cause !— Contre des gens par trop adroits

Il savait défendre nos droits.—

Ah ! de nos jours le talent se repose !

Il savait défendre nos droits.

Il était savant,—sa science Etait un livre ouvert à tous.

Sa voix réglait la conscience.

Son bras travaillait avec nous.

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