‹ Les Laurentiennes [microforme]Chapitre 36 sur 101 · PRESSENTIMENT · texte numérisé non relu

PRESSENTIMENT

A CARBOLINE...

Au bord du lac aux flots profonds, Pour charmer les longs jours d'absence, Je laisse envoler mes chansons :

Faibles cris de mon impuissance.

Si l’œil s'arrête à l'horizon

L'esprit peut franchir la distance .

Je vois la route—la maison— Soudain je suis en ta présence!

O bonheur! tu vas me parler, Ton œil bleu me voit et rayonne !

Ton cœur vers moi va s’élancer!…

Mais la vague qui tourbillonne Semble me plaindre et murmurer :

‘ À quel vain rêve il sabandenne !”?

Au bord du lac Ontario, 1865,

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