‹ Les Laurentiennes [microforme]Chapitre 40 sur 101 · L'AMITIÉ · texte numérisé non relu

L'AMITIÉ

Je suis sensible à l’amitié,

C’est mon seul bonheur sur la terre, Et je regarde avec pitié

L'homme dont le cœur peut s’y taire.

J'ai chanté dans bien des buissons Des amours plus ou moins fidèles, Mais en écoutant mes chansons L'Amour s'enfuit à tire-d’ailes.

Quand l’amitié me tend la main

Je romps avec toutes mes eraintes, N'’attendant plus du lendemain L'amour, ses tourments et ses feintes.

Heureux de plaire à qui me plait,

Je laisse en paix couler ma vie.

Pour que mon bonhèur soit complet J'éloigne l'amour et l'envie.

septembre 1865,

Page 1