‹ Les Laurentiennes [microforme]Chapitre 76 sur 101 · DUO · texte numérisé non relu

DUO

Il est au bord des flots dormants,

sous ces fleurs que le vent balance en silence,

un doux sentier où deux amants

se consolent des jours d'absence.

L'oiseau module un chant d'amour qui rase comme une prière la rivière.

La tiède nuit succède au jour et couvre la nature entière.

C'est l'heure aux tendres rendez-vous.

Ecoutez-donc sous les ramures ces murmures, ce gazouillis de mots si doux, de voix tremblantes et si pures !

Ils s’en vont, la main dans la main,

ne songeant qu’à l’heure présente trop peu lente !

et poursuivant par le chemin

tout rève aimé qui se présente.

Passons vite auprès de ce lieu !

Chaque instant qui vient et s'envole les console...

Trop tôt viendra ce morne adieu

qui les sépare et les désole !....

juin 1369,

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