‹ Les Laurentiennes: poesiesChapitre 62 sur 79 · DUO · texte numérisé non relu

DUO

Il est au bord des flots dormants, sous ces fleurs que le vent balance

en silence, un doux sentier oii deux amants se consolent des jours d'absence.

L'oiseau module un chant d'amour qui rase comme une prière

la rivière, La tiède nuit succède au jour et couvre la nature entière.

C'est l'heure aux tendres rendez-vous.

Ecoutez-donc sous les ramures

ces murmures, ce gazouillis de mots si doux, de voix tremblantes et si pures !

LES LAURENTIENNES lÔj

Ils s'en vont, la main dans la main, ne songeant qu'à l'heure présente

trop peu lente !

et poursuivant par le chemin tout rêve aimé qui se présente.

Passons vite auprès de ce lieu !

Chaque instant qui vient '*t s'envole

les console...

Trop tôt viendra ce morne adieu qui les sépare et les désole ! . . , .

juin 1869.

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