CONSOLONS-NOUS
Consolons-nous ! ces vains orages
N'auront qu'un jour !
N'avons-nous pas tous les courages
Dans notre amour?
Consolons-nous : pour se comprendre
Il faut souffrir ; Le malheur est un ami tendre
Qu'on peut bénir.
Quand viennent les jours de souffrance,
Les cœurs aimants Trouvent la force et l'espérance
Dans leurs tourments!
Quand notre liberté chérie
Nous reviendra Tout reste de mélancolie
S'effacera !
Malgré le sort impitoyable,
Aimons toujours !
Le ciel se rendra favorable
A nos amours !
mai 1869,
ÏTM^i^