‹ Les lavandieres de Santarem operacomique en trois actesChapitre 12 sur 71 · SCÈNE Vif · texte numérisé non relu

SCÈNE Vif

DON LUIZ, LE DUC, TÉ££S4, puis PABLO, .t ensuite LE BARON.

LE DUC , aux paysans qui le suivent.

C’est bien, c’est bien! je Connais le chemin.

TÉRÉSA, le reconnaissant.

Monseigneur le duc d’Aguilar •'

LË DUC.

Bonjour, bonjour mon enfant, (il l’embrasse sur le front.)

PABLO , sortant de la ferme.

Hein? Qu’est-ce qui embrasse ma femme? Ah! c’e6t Monseigneur, il n’y a- pas de danger.

LE BARON , qui vient d’entrer par la gauche.

Le duc d'Aguilar, ici!...

LE DUC

Eh! mais, je ne me trompe pas, c'est le bapon de Casilhas!...

PÀBLO j à part.

Tiens! ils se connaissent!...

LE DUC, tendant la main au baron.

Enchanté de vous rencontrer, baron.

LE BARON

A quel hasard, monsieur le duc, dois-je l’honneur de vous trouver ici?

LE DUC

Mission secrète de S. A. l’infante. Et vous?

LE BARON

Mission secrète de S. M. le roi. l’arrive de la cour.

le duc. „

Et moi j’y retourne.

DON LUIZ, s'approchant.

Ah! Dieu! Lisbonne!... La cour!.. Messieurs, vous qui êtes les élus de ce joyeux paradis, donnez-m’en des nouvelles. Combien de joueurs ruinés? combien d’amants heureux?... Combien de maris... fâchés? Et le roi?., le roi?., dit-on que quelque jeune et belle victime ait récemment franchi le seuil de son mystérieux boudoir?...

PABLO ET TÉRÉSA

Son mystérieux boudoir ?. . .

don lui z.

Oui, son boudoir du palais de Mafra, l’Escurial, le Versailles portugais, un lieu enchanteur et qui n’excite d’abord aucune méfiance... Toutes les portes, toutes les fenêtres en sont grandes ouvertes... mais a peine une jeune et jolie fille a-t-ellc pénétré dans ce séjour, que les fenêtres semblent murées; les

S ortes se referment et se perdent dans les boiseries... Des canelabres s’allument d’eux-mêmes... Une table toute servie descend du ciel... et au milieu de toutes ces merveilles, le roi, le roi qui tombe aux pieds de la belle!...

PABLO

Oh! Dieu! que j’aimerais donc un boudoir comme ça!..,

TÉRÉSA, le pinçant.

Toi?

LE BARON

Mais tout cela est bien changé ; car dans ce moment il est sérieusement amoureux.

DON LUIZ

Amoureux!.. Parbleu! est-ce qu’il ne l’est pas toujours!..

LE BARON

Mais amoureux comme il ne l’a jamais été... une passion romanesque dont personne ne connaît l’objet... pas meme Sa Majesté.

TOUS

Comment?

LE BARON

Une beauté idéale!., imaginaire peut-être, et que je cherche cependant...

TOUS

Que vous cherchez?...

Et si je la -trouve... ma fortune est assurée.

LE DUC

Votre fortune?

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