‹ Les lavandieres de Santarem operacomique en trois actesChapitre 20 sur 71 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

LE BARON, seul.

Un grand titre! une fortune! une illustre alliance! tous ces biens je les ai, je les tiens... là!.., (sortant un médaillon de son sein.) oui, là... Ce portrait trouvé par Sa Majesté dans une allée du parc... Cette image qui poursuit le roi jusque dans ses rêves... Voilà ce qui pourrait me rendre le plus licite, le plus heureux des hommes ! A celui qui découvrirait le charmant original de ce portrait, me disait Sa Majesté, à celui-là j’accorderais la faveur, la grâce qu’il me demanderait... (Regardant le portrait.) Mais où êtes-vous, mon charmant petit marquisat?... Rien, rien qui me mette sur la voie! Par un singulier caprice d’artiste, le peintre semble avoir pris plaisir à égarer l’imagination à déjouer toutes les conjectures..... Uqe tète... une

tête divine!... mais, pour toute coiffure , les plus beaux cheveux du monde... ni le diadème étincelant de nos grandes dames, ni la résille des enfants du peuple... un cou gracieux

et blanc comme celui du cygne, mais ni collier de diamants, ni simple chapelet... où trouver avec cela? (il s’assied à gauche.— Margarida est entrée depuis un iustaut avec du linge qu’elle étend au fond.)

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