SCÈNE XII
LE BARON, MARGARIDA.
MARGARIDA, se retournant et à part.
Ce gentilhomme!... que regarde-t-il donc là? (Elle s’approche
doucement du baron.)
LK BARON, à part.
Où découvrir cette belle jeune tille?... (Regardant le médaillon.) Oh! je donnerais pour la trouver...
MARGARIDA , jetant un cri d’étonnement à la tue du médaillon.
Tiens! mon portrait!...
LE BARON, très-surpris, regardant tour à tour Margarida et le médaillon.
Dieu! mon marquisat !
, MARGARIDA.
Plaît-il?
• LE BARON
Oui, ces traits... ce visage... c’est elle! c’est bien elle! ^ part.) 0 bienheureux hasahl!... Ma fortune est faite!
MARGARIDA. . •
Mais, Monsieur, comment se fait-il que ce portrait soit entre vos mains?
LE BARON
C’est un secret... un mystère...
MARGARIDA.
Un mystère ? »
LE BARON
Mais bénissez le hasard qui l’y a mis; car grâce à lui, grâce à ce médaillon, un brillant avenir vous est réservé-
MARGARIDA.
A moi!... un brillant avenir!
Oui, tout ce que votre imagination, vos rêves de jeune fille ont pu enfanter de grandeur et d’éclat, grâce à ce portrait, je vous le répète, je puis vous le donner.
MARGARIDA.
Ah! Votre Seigneurie veut s’amuser à mes dépens... et je ne suis pas assez folle pour vous croire... Comment tout cela pourrait-il jamais m’appartenir? à moi, un enfant élevé dans ce village, à moi une pauvre orpheline !...
LE BARON, à part.
Une orpheline! à merveille! (Haut) Dites-moi, mon enfant, ce portrait... qui donc l’a fait peindre?...
MARGARIDA.
Qui?... mais personne!