‹ Les lavandieres de Santarem operacomique en trois actesChapitre 36 sur 71 · ACTE II, SCÈNE Y · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE Y

Son àme insensible Repousse mes feux.

Mais, fière ci rebelle,

Hélas î la cruelle N'en est que plus belle Encore à mes yeux !

LE BARON, & part.

O destin terrible !

Elle est inflexible.

Son âme insensible Bépousse ses feux.

Grâce au cœur rebelle De cette cruelle.

Le prix de mon zèle Échappe à mes vœux !

MARGARIDA, à part.

O destin terrible!

Dans un piège horrible Son àme inflexible M’attire en ces lieux !

Mais, toi que j’appelle,

O vierge immortelle,

Fais qu’ici fidèle J’écbappe à ses vœux!

LE ROI, à Margarid*.

Un mot encor? c'est l’amour le plus tendre...

MARGARIDA, s'éloignant arec terrear.

Non, non , je ne veux rien entendre ;

Laissez-moi quitter ce palais!...

LE ROI

Me quitter!... la perdre? (Au baron.) Oii! jamais! (tl loi parle bas.) ENSEMBLE.

LE ROI; à part.

O destin terrible etc.

. MARGARIDA, ï part.

O destin terrible, etc.

LE BARON, à part*

O destin terrible!

Elle est inflexible ,

Son àme insensible Repousse scs feux !

Mais, grâce à mon zèle ,

„ Bientôt la cruelle

Sera moins rebelle Peut-être à nos vœux !

(te roi sort en faisant au baron un dernier signe d’intelligence.)

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