‹ Les lavandieres de Santarem operacomique en trois actesChapitre 41 sur 71 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

LE BARON , LE DL C. (Il arrive du cité oppoié. )

LE DUC

Eh ! bien, baron, ce titre que vous espériez?...

LE BARON

Ce titre? la condition de l’illustre alliance que vous avez daigné m’offrir... ce titre, je le crois, va m’appartenir.

LE DUC

En vérité!

Et comme j’ai votre parole, je serai le mari de votre jeune et jolie parente... car elle est jolie, vous me l’avez dit?

LE DUC

Aussi belle que riche !

LE BARON

Et daignerez-vous m’apprendre enfin dans quelle province, éloignée de la cour, vous tenez caehée, cette adorable... cousine, je crois?

LE DUC

Cousine! mieux que cela!... Sachez, mon cher baron, que ce n’est pas une cousine, c’est ma fille que je vous donne.

LE BARON, étonné.

Votre... vous avez une fille?

LE DUC

Un ange de pureté, de candeur! L’enfant de la seule femme que j’aie jamais aimée... c’était une humble paysanne aussi pauvre quelle était belle. Comme ma fortune, mes titres, et surtout ma famille s’opposaient à ce qu’elle devint ma femme, jamais elle n’a voulu remettre entre mes mains l'enfant de notre amour. Puisque vous rougissez de la mère, disait-elle, vous rougiriez de l’enfant, et je la garde. Sa résolution est demeurée inébranlable, jusqu’au jour où Dieu l’a rappelée à lui. Maintenant que ma fille n’a d'autre appui que moi , ma tendresse ne lui fera pas défaut ; c’est à elle qu’appartiendront toutes mes l’ichesses, et comme je veux la reconnaître publiquement, vous comprenez que j exige chez son mari...

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