‹ Les lavandieres de Santarem operacomique en trois actesChapitre 45 sur 71 · ACTE II, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IX

Non ! non ! non! noç!

Pour lui traître et félon,

Ni merci, ni pardon!

(il se (end à fond sur le baron.)

Enfin la divine vengeance Va punir votre crime..,

( Il lui porte un coup terrible, puais il s’arrête consterné en voyant s’arrêter son épée sur la poitrine de Casilhas , sans que celui-ci ait bronché. Ktonnemdht général.)

Est-ce une trahison?

LE DUC ET DON LUIZ, au baron.

Que signifie? \

LE BARON

O providence !

Monsieur, me menaçait ici De ton courroux, de ta vengeance Qui devait châtier mon crime... Eh! bien c’est lui.

Ce crime justement qui me sauve aujourd’hui!

TOUS

Comment?

Oui, j’avais là, sur moi , comme une égide.

De la victime le portrait,

Ce portrait, qui bienheureux guide,

M’a fait trouver, au fond d’un asile discret,

La beauté naïve et candide Que tout bas le roi chérissait...

LE DUC, troublé.

Un portrait, dites-vous?

LE BARON

Et c'est,

C’est sur les diamants, magnifiques du reste,

Que soDt venus, pour mon bonheur.

S’émousser à la fois la colère céleste Et le fer qui sans eux eut traversé mon cœur.

(Donnant au duc le portrait qu’il vient de retirer de son sein.)

Voyez plutôt, voyez.

LE DUC; le regardant.

Grand Dieu ! mais cette image...

Ce portrait... c’est celui que j’ai perdu...

LE BARON; troublé.

Comment?

Qu’avez-vous dit!

LE DUC, ares désespoir.

, Et ces traits... ce visage...

(jetant un cri.)

C’est ma fille!... c’est mon enfant!

TOUS

Sa fille!... son enfant!

LE BARON

Ah ! malheureux!... et moi.

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