‹ Les lavandieres de Santarem operacomique en trois actesChapitre 46 sur 71 · LES LAVANDIÈRES DE SANTA REM · texte numérisé non relu

LES LAVANDIÈRES DE SANTA REM

Qui devais l’épouser. Je l’amenais au roi.

ENSEMBLE

LE DUC

Alt ! la douleur et la colère Viennent ici remplir mon cœur.

Quoi ! la retraite et le mystère N’ont pu sauver tant de candeur!

Eu vain, j’ai su, dans l’ombre épaisse.

Mon doux trésor t’ensevelir;

Uu ravisseur, à ma tendresse,

Vient t’arracher pour te flétrir!

LE BARON y à part*

Ah ! la douleur et la colère Viennent ici remplir mon cœur!

Affreux projet! fatal mystère!

Moi-môme ai causé mon malheur!

Il me cachait, dans sa tendresse.

Celle à qui je devais m'unir ;

Et c’est moi dont la main traîtresse La lui ravit pour la flétrir !

MANUEL

Ah! la douleur et la colère Viennent ici remplir mon cœur!

Quoi! la retraite et le mystère N’ont pu sauver tant de candeur !

Quand je croyais, dans l’ombre épaisse,

Mon doux trésor, t’ensevelir.

Un ravisseur, à ma tendresse.

Vient l’arracher pour le flétrir

DON LU1Z

Ah! la douleur et la colère Viennent ici remplir mon cœur !

Quoi! la retraite elle mystère N’ont pu sauver Unit de candeur !

Ce doux trésor, qu’eu l’ombre épaisse.

Son cœur croyait ensevelir,

Un ravisseur, à sa tendresse.

Vient l’arracher pour le flétrir !

LE BARON, à Manotl.

Ah ! vous aviez raison ; du ciel, c’est la justice Quoi me punit!... mais d’un titre périsse L’espérance à jamais; ah! mon cœur vous rendra La fille qui vous fût ravie...

LE DUC

A l’instant.

MANOEL

Ah! parlez.

LE DUC

Où donc est-elle ?

LE BARON; indiquant le pavillon*

Là.

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