‹ Les leçons écrites de Raoul PugnoChapitre 7 sur 35 · LA MORT DE CHOPIN, D APRES BARRIAS · texte numérisé non relu

LA MORT DE CHOPIN, D APRES BARRIAS

sait encore plus; il aimait le luxe et ne savait rien se refuser. George Sand disait en plaisantant qu'il aurait besoin d'un conseil judiciaire pour régler ses dépenses. En beaucoup de choses, Chopin était un grand enfant gâté, et George Sand se lassa d'être son Mentor.

En 1849 il publia ses dernières œuvres, les Trois Mazurkas op. 63. les Trois Valses op. 64, et la Sonate pour piano et violoncelle op. 65 qu'il dédia à son ami le célèbre violoncelliste Franchomme. Les valses et les mazurkas ne sont pas inférieures à celles qu'il a écrites précédemment, et la Sonate représente une de ses tentatives les plus louables pour écrire une œuvre d'une forme plus rigoureuse et plus soutenue.

Le 16 février 1848, il donna un dernier concert qui fut son chant du cygne à Paris. Il écrivit dans le

billet d'invitation qu'il envoya à Franchomme :

« Les meilleures places, en évidence, sont pour Mme D... maisnonpaspour son cuisinier. »

Nous savons maintenant qu'il s'agit de M,,,cPaul De la roche, la femme du grand peintre.

Peu après ce concert, Chopin rencontra George Sand dans le monde. Nous ne connaissons làdessus que ceque nous en dit la romancière :

« Je serrai sa main tremblante et glacée, je voulus lui parler, il s'échappa... »

Il est surprenant que Chopin n'ait pas exprimé dans sa musique le conflit de sentiments qui l'agitaient à cette époque. Peut-être était-il déjà trop gravement atteint par la maladie? Je crois plutôt qu'il y avait un désaccord complet entre sa situation morale et le genre d'impressions qui le poussaient habituellement à la création. Et, pourtant, quel scénario pour un poète, un dramaturge ou un musicien que ces paroles tragiques de George Sand : « Je serrai sa main tremblante et glacée, je voulus lui parler, il s'échappa... »

Il avait pris toutes ses dispositions pour donner un concert le 10 mars 1848, mais la révolution bouleversa ses plans et il accepta l'invitation d'amis anglais et écossais de faire une tournée dans le Royaume- Uni.

Vers la fin d'avril, Chopin arriva à Londres, où ses œuvres n'étaient pas encore populaires et où une partie de la critique musicale se montrait hostile. Comme luimême se rendait compte qu'il était moins un virtuose qu'un pianiste d'intimité, il organisa deux matinées musicales dans le salon d'un ami.

Il ne s'était pas trompé; le public fashionable se mon-

FREDERIC CHOPIN

tra ravi de son jeu délicat et poétique et sa campagne musicale fut très fructueuse. Cependant, déjà il se sentait perdu. Il était trop faible pour gravir les escaliers et l'on dut le porter à bras dans les salons où il jouait. Il écrivit, de Londres, à son ami Grzymala : « Je me sens de plus en plus faible, je ne peux pas composer... Je n'ai jamais maudit personne, mais je sens une telle fatigue et un tel dégoût de la vie que je suis prêt à maudire Lucrézia... Mais elle aussi, elle souffre et vieillit dans sa colère. »

Après un court séjour à Londres Chopin partit pour l'Ecosse et fut l'hôte de lord T., parent d'une de ses ferventes admiratrices, miss Sterling. Celle-ci était très riche et très belle; Ary Scheffer, à ce qu'on assure, l'avait souvent choisie pour modèle.

Elle était venue à Paris en 1846 et y fit la connaissance de Chopin. On prétendait qu'elle l'aimait follement et l'eût volontiers épousé. Mais Chopin, tout en ayant pour elle des sentiments d'amitié, ne l'aimait pas. Elle était, d'ailleurs, beaucoup plus âgée que lui... En Ecosse, ainsi qu'il l'a écrit à un ami, il errait sans cesse, quittant un lord pour se rendre chez un duc et aller ensuite d'un duc chez un lord, traînant partout sa mélancolie.

A cette époque, il dit à son ami, le docteur Leczynski : « Ils veulent me marier avec miss Sterling; elle pourrait tout aussi bien épouser la Mort. »

Il fut en Ecosse, comme partout, le favori du cercle mondain dont il devenait le centre, et bien que le luxe et le confort qu'il trouvait dans tous ces vieux châteaux fussent bien conformes à ses goûts, il soupirait déjà après son retour à Paris.

Il écrit à son ami Gzymala : « Pendant toute la matinée, je me sens incapable de travailler. La peine de me vêtir me fatigue tellement, qu'après je suis forcé de me reposer un grand moment. Le dîner fini, je suis obligé de rester deux heures avec les hommes, à écouter leur bavardage et à les regarder boire du vin, tandis que moi, je m'ennuie et me sens fatigué à en mourir... Je m'efforce de penser à tout autre chose, et ensuite je dois aller au salon et faire tous mes efforts pour me ranimer, car on désire m'entendre jouer.

« Enfin mon bon Daniel ison valet de chambre) me porte en haut, dans ma chambre, me déshabille, me met au lit et, enfin, je puis rester seul, je peux soupirer et rêver jusqu'au matin, en attendant le commencement d'une nouvelle journée, qui se passera comme la précédente. Quand je commence à m'habituer au château où je me trouve, déjà je dois repartir pour trouver une autre résidence.

« Les dames écossaises ne me laissent pas un moment de repos, et sans doute dans les meilleures intentions du monde. Elles viennent me chercher pour me montrer à leur innombrable parenté. Elles finiront par me tuer à force de bontés, et moi, par amabilité, je dois tout supporter. »

Chopin a donné plusieurs concerts à Edimbourg et à Glasgow, qui réussirent très bien, pécuniairement parlant, d'autant plus que miss Sterling, redoutant que la demi-guinée que coûtait le billet arrêtât beaucoup d'amateurs, prit la précaution d'acheter la moitié de la salle. Lorsque, un peu plus tard, le musicien tomba malade dans le château de sa généreuse amie, il fut pris d'inquiétude au sujet du mobilier qu'il avait laissé à Paris. Miss Sterling, qui le soignait, le rassura aussitôt.

Je trouve, en effet, dans le journal intime, inédit, de Chopin, que vient de publier la revue musicale allemande

de Leipzig, ces notes déchirantes, écrites à la date du 16 juin 1848 :

« Ses yeux calmes veillent sur mon agonie. Mon plus fugitif désir est une loi pour elle. Les Parisiens se seraient rués sur les trésors de mon petit salon pour les disperser : « Dix sous la tasse de Chopin, un, deux, trois, adjugé!... » Mes tableaux, mes meubles et cette chaise que j'aimais tant... et mon grand piano à queue avec sa voix pleine de sentiment, exhalant l'amour, elle saura tout conserver, cette femme dévouée !

« Et pourtant— c'est horrible- mon âme te renie et te repousse! Oh! Aurora, tes baisers me brûlent comme des rayons du soleil! Comme cette inquiétude me consume! N'obtiendrai-je jamais la paix !

« La terre polonaise me recouvrira bientôt! Là, cette coupe d'argent renferme une poignée de la terre de Pologne— la voici, je la touche... terre adorée dont Tâme est la musique! La poignée de terre prise à tes champs fertiles est toujours près de moi. On la versera sur ma poitrine quand je serai dans ma bière; sur la poitrine de ce misérable corps martyrisé par la maladie. Mais mon cœur, palpitant, ardent, qu'on l'enlève, et — aspiration pour aspiration — qu'on le reporte là-bas. qu'on le rende à la terre d'où il est venu.

« Pologne aimée, je te vois comme dans une brume, et je vois les yeux de ma mère, sa bouche, son menton... Pologne, toi qui chantes et pleures, pays malheureux, m< m cœur t'appartient. Ta terre parfumée le purifiera. Sur ton sein, il reposera, reposera éternellement. »

Chopin n'eut pas à attendre longtemps pour que son vœu suprême fût exaucé.

Vers la fin d'octobre 1848, il revint à Londres et donna un concert, qui fut le dernier de sa vie, au profit de ses compatriotes.

Ce concert fut suivi d'un bal. La plupart des assistants étaient venus pour la danse, et Chopin joua dans une salle presque vide. Les comptes rendus de ce concert parlent de tout, de la décoration de la salle, de l'excellente fanfare, du buffet, des nobles lords et du lord maire qui sont venus, des costumes des Highlanders et des Espagnols, ainsi que de lord Dudlay, the great lion of the evening (le grand lion de la soirée), de tout le monde, excepté de Chopin!

On comprend après cela avec quelle joie Chopin quitta Londres pour retourner à Paris. Il se flattait de retrouver ses forces. N'était-il pas. d'ailleurs, condamne à mort depuis dix ans? Combien de fois ne lui était-il pas arrivé de rester mourant sur son lit, et pourtant de se lever le lendemain et, comme si de rien n'était, de se promener sur les boulevards en pardessus léger!

Cette fois, cependant, la phtisie, qu'il a sans doute héritée de son père, et qui a emporté, toute jeune, sa sœur Emilie, entra dans la phase aiguë. Il dut s'aliter et ne tenta plus de sortir. Des amis lui avaient trouvé un appartement dans la rue Chaillot, très tranquille à cette époque, et où l'on pouvait se croire bien loin de Paris. On entrait par une large cour, et des fenêtres de Chopin on découvrait une admirable vue de la ville.

Comme Chopin ne composait plus et ne pouvait pas donner des leçons, il ne voulait s'accorder pour son appartement qu'un loyer de deux cents francs. Aussi, a son insu, la comtesse Obreskoff payait un supplément de deux cents francs. D'ailleurs, la bonne Miss Sterling, de nouveau, vint au secours de son ami, et, mise au courant de la situation par Franchomme, envoya aussitôt à Chopin un pli contenant -j5,ooo francs.

FREDERIC CHOPIN

Charles Gavard raconte qu'à cette phase de sa maladie, Chopin se prit d'une vraie passion pour la lecture, et dès que ses amis arrivaient, il les priait de lui lire quelque chose à haute voix. Il choisissait lui-même des pages du Dictionnaire Philosophique de Voltaire dont il appréciait la concision, la clarté et la sûreté de jugement dans les questions de goût.

Chopin ne resta même pas six semaines à Chaillot, et ses amis le transportèrent de là dans un appartement 12, place Vendôme. Son antichambre était toujours remplie de gens qui venaient prendre de ses nouvelles. Il les recevait dans sa chambre, par fournée, plusieurs à la fois. Il étouffait souvent et il fallait le soulever dans son lit et le soutenir. Ses gardes-malades les plus dévouées étaient sa sœur aînée, venue exprès de Pologne, la princesse Czartoryska et son élève favori Gutman.

Des documents très contradictoires subsistent concernant l'attitude de George Sand pendant la maladie de Chopin. Franchomme raconte que quelques jours avant sa mort, il soupira : « Elle m'avait dit que je ne mourrais que dans ses bras! »

L'avait-elle complètement oublié ?

Gavard raconte que parmi les personnes qui sont venues place Vendôme s'informer de la santé de Chopin, et qui n'ont pas été admises auprès de lui, se trouvait une certaine Mme M..., envoyée par George Sand, empêchée de venir elle-même par les répétitions d'un de ses drames. « Aucun d'entre nous, ajoute Gavard, n'a eu le courage de troubler la tranquillité des derniers instants du Maître par la nouvelle de cette tardive attention. »

Mais Gutman raconte que George Sand elle-même est venue jusque sur le palier, et lui a demandé si elle pouvait voir Chopin, mais qu'il le lui a déconseillé, de crainte de donner trop d'émotion au malade.

Le i5 octobre, la veille de sa mort, Chopin fut très heureux de revoir la comtesse Potocka, qui vint exprès de Nice.

- Ah ! Je sais pourquoi Dieu ne m'a pas encore appelé à lui... Il a voulu me donner la joie de vous revoir encore une dernière fois.

Et aussitôt il la pria de lui chanter quelque chose. On traîna le piano dans la chambre et on le plaça devant le lit du moribond. La comtesse fit des efforts héroïques pour retenir ses sanglots et entonna l'Hymne de Stradella. Chopin restait immobile, les yeux fermés et semblait déjà mort. Mais quand elle eut fini, il souleva les paupières et la pria de lui chanter encore quelque chose. Elle attaqua doucement le Psaume de Marcello, mais dut s'arrêter interrompue par le râle du moribond.

Pourtant, le lendemain matin, le i(3 octobre, Chopin se sentit mieux et demanda qu'on laissât entrer auprès de lui tous ceux qui étaient dans l'appartement. Il eut un mot aimable pour chacun... Il présenta son élève favorite M1U Gavard à la princesse Czartoryska et leur dit :

« Vous ferez ensemble de la musique et vous vous souviendrez de moi, et moi, je vous écouterai. »

Ses dernières paroles furent pour la musique :

— Vous jouerez Mozart en souvenir de moi, dit-il à Franchomme.

A trois heures du matin, il expira.

Paris fit à Chopin de magnifiques funérailles. Il fut inhumé au Père-Lachaise, près de Bellini et de Cherubini.

Ses dernières volontés furent ponctuellement observées. On le revêtit de son habit de soirée, tel qu'il était lorsqu'il donnait ses concerts, ainsi qu'il l'avait demandé.

Dix-neuf années auparavant, des patriotes avaient re-

cueilli, dans une coupe d'argent finement ciselée, au village de Wola, près de Varsovie, un peu de terre, et l'avaient remise au jeune musicien au moment où il s'éloignait de sa patrie pour n'y plus revenir. L'instant le plus poignant de la cérémonie funèbre fut celui ou une main polonaise répandit sur la bière déjà descendue dans la tombe, cette poignée de terre de Pologne !

Selon le désir de Chopin, son cœur fut transporté à Varsovie et déposé dans l'église de la Sainte-Croix.

Cette parcelle de terre polonaise qu'il emporta dans toutes ses tournées, dont il ne se sépara jamais pendant près de vingt ans; ce cœur qu'il rend à sa patrie malheureuse et martyrisée, éclatant et suprême hommage du culte qu'il lui a voué — voilà le leit-motiv qui domine tout l'œuvre de Chopin.

L'auteur des Ballades n'a pas fait époque dans la musique comme Bach, Haendel, Mozart ou Beethoven, il s'est maintenu dans un champ beaucoup plus restreint, il n'a cultivé que son propre jardin — le piano! mais comme il en a cultivé toutes les plates-bandes, quelles fleurs nouvelles et originales il y a plantées, quelle floraison unique et luxuriante !

Il a été « l'âme du piano » et il y atteint la perfection. Il a écrit exclusivement pour cet instrument, à l'exception de seize romances polonaises, d'une sonate pour violoncelle et d'un trio auquel lui-même n'attachait aucune importance. Avant lui, les « Études » n'étaient qu'un exercice purement technique, Chopin y a versé la pensée et le sentiment. Quant à la Ballade, on peut dire qu'il en est le créateur. Avec lui la valse et la mazurka se transforment, et de musique de salon qu'elles étaient deviennent des chefs-d'œuvre de grâce et de sentiment, de la musique pure. Ses Nocturnes sont de vrais « romanceros », des joyaux qui répondent dans la langue de la Musique aux joyaux dont Heine enrichit la poésie.

Et les Polonaises? surtout celles en mi bémol mineur, en ut dièze mineur, en fa dièze mineur, quelles tragiques rapsodies racontant les souffrances et les espoirs de la patrie subjuguée et meurtrie...

Et les Préludes ? Ici Chopin s'élève presque à la hauteur de Bach et de Beethoven.

Rubinstein déclare que tout musicien doit avoir les Préludes de Chopin sur sa table, tout comme le Clavecin bien tempéré.

Que de trouvailles dans l'harmonie, quelle pureté de forme, quelle perfection dans la technique!

Et toutes ces qualités Chopin ne les emprunte à personne; elles sont à lui.

Pour tenir le premier rang parmi les Maîtres de la musique, il n'a manqué au génie de Chopin qu'un peu de cette grandeur robuste qui l'effarait dans Beethoven et Shakespeare. Il reste toujours éminemment subjectif et exclusivement lyrique. Mais il y a tant de sincérité dans ses effusions, d'imagination dans ses rêveries, qu'il entr'ouvre pour nous le monde des enchantements et de la poésie, de l'amour et de l'impalpable idéal !

Non moins poétique est l'étude technique de la musique de Chopin, surtout quand on a le privilège de pénétrer le secret de cette œuvre de nuances subtiles et de grâce par l'interprétation magistrale de mon éminent collaborateur et ami Raoul Pugno, le seul maître du piano qui, depuis la mort de Rubinstein, ait su rendre l'inexprimable zal de Chopin.

MICHEL DELINES.

PRÉLUDE

en ut s mineur.

Op. 45

3 ) i molto

i. Ces quatre mesures, qui sont eii quelque sorte, comme l'introduction au prélude, très soutenues, très ensemble, et avec une sonorité d'instruments à vent. Cédez assez largement pendant la durée de la 4me mesure.

2. Avant d'essayer ce prélude aux deux mains, travaillez lentement et longtemps la main gauche. Essayer de chanter et de nuancer la main droite avant d'avoir assoupli les basses, serait peine inutile — il est certain que ces formules d'arpèges, dans un ton aussi périlleux à cause des touches noires, sont une cause d'insécurité. Travaillez donc de deux en deux, et de quatre en quatre chaque groupe de croches, et ainsi pour toutes les mesures. „ ' ., Puis.

as*

Exemple:

3. Un très léger temps avant les octaves de la main droite qui succèdent immédiatement au trait arpégé de la main gauche. D'ailleurs, ces octaves formant le chant, il est nécessaire de les isoler un peu et de leur donner une sonorité spéciale.

express.

4. Ces quatre notes très égales et sans presser, comme ceci : À. <A l, TE

PRÉLUDE

# te. * te. * te. # te.

5. Accentuez ce 4me temps qui commence une phrase plus définie et d'une expression plus intens augmentez même jusqu'à l'accord de sol dont la sonorité devra être grasse, puis, aussitôt, un diminué jusqu'i retour en fa # mineur, mais toujours dans la même ambiance.

se ; jusqu'au

6. A nouveau — le chant initial — dans la même demi-teinte, mais cette fois, avec plus de résignation et de lassitude.

# MUi- ^ te. &

7. Plus appuyé que les quatre mesures précédentes et avec un crescendo jusqu'à la modulation en si \?-

# te. # te

8. Cette période, avec plus d'autorité et d'ampleur jusqu'à la cadence en sol \>.

PRELUDE

9. Avec une grande expression de tendresse et de douceur. Mette/ beaucoup de pédale douce.

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