OGIER LE DANOIS ET SAINT-KAUO.N
dos chrétiens, la troupe des Bavarois. La Chronique (le Turpin ' le nomme dans son dénombrement de barons illustres : « Or/cri us, rex Daciae, eu m dccem millihus heroum. De hoc eanitur in cantilena usque in hodiernum diern, quia innumera fecii niirabilia » Il est l'un des douze pairs dans Gui de Bourgogne, Otinel, Fierahras ; il accompagne Gliarlemagne dans, son voyage à Jérusalem et à Constantinople ; il combat quand il le faut, et, quand il le faut, part en ambassade ; il n'est guère de poèmes du « cycle du roi » qui ne l'emploient et partout il fait figure de bon vassal et de preux ; mais c'est au même titre qu'une vingtaine d'autres comparses qui pourraient, sans que nul s'en aperçût, changer dans ces romans leur rôle contre le sien. Nulle part il n'a un trait de caractère qui le distingue dans la troupe des figurants.
Il n'existe poétiquement que par la légende de sa rébellion contre Gliarlemagne. Plusieurs témoignages, notamment celui de Metellus de Tegernsee au milieu du XII'' siècle-, nous attestent que c'était le sujet d'un roman assez ancien ; mais ce roman a péri et nous disposons seulement d'un renouvellement, fort beau d'ailleurs, qui en fut fait au début du xiii"" siècle, sous ce titre : La Chevalerie Ogier de DanemarcheK