‹ Les légendes épiquesChapitre 53 sur 163 · Éd. Cipolla, p · texte numérisé non relu

Éd. Cipolla, p

LA NOVALESE 161

vasion des Sarrasins, le souvenir s'était perdu du lieu où il avait creusé cette tombe ; par bonheur, une vieille femme de Suse, nommée Petronilla, âgée de près de deux cents ans, avait aidé à la retrouver : « J'ai souvent tenu entre mes mains, ajoute le chroniqueur, les ossements de ces héros » ; et il raconte l'histoire d'une dame, qui, ayant emporté chez elle des fragments de leurs reliques, leur dut de conjurer un incendie '.

Qui était ce Waltharius ? On possède, comme on sait, sous le titre de Waltharius, un poème ^ composé sans doute en 930 par Ekkehart I", moine de Saint- Gall : et c'est, on l'admet généralement, la transposition en beau latin d'école d'un ancien poème germanique, qui remontait, pour le fond, au v® siècle, et qui appartenait à l'épopée des Goths ■^. Le personnage vénéré à la Novalese n'est autre que le héros de ce poème, Waltharius d'Aquitaine, Waltharius manu fortis, Totage d'Attila et l'amant de Hildegund, et, pour que nul n'en ignorât, notre chroniqueur a inséré dans son œuvre de longs extraits du poème latin. Pourquoi ? Que vient faire à la Novalese ce héros de l'épopée germanique ? Le chroniqueur le fait

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