‹ Les légendes épiquesChapitre 92 sur 163 · Ligurinus (cité par Du Gange · texte numérisé non relu

Ligurinus (cité par Du Gange

3. Dans l'Ariège, le Doubs, le Lot-et-Garonne, la Manche, le Tarn-et-Garonne.

4. Le Lai de VOinhre, v. 224. Voyez Du Gange, /. laud., el Godefroy au mot Monjoie; voyez, pour des exemples du xvii'' siècle, Littré.

o. Le Roman de l'Escoufle, v. 43;j4 (cf. v. 4)59, v. 7368).

240 LES CIIAISSOINS DE GESTE ET LES ROUTES d'iTALIE

chemins pour adresser les chemineaux, — une monjoie (le fayols, — c'esfoif mon/oie de doulours. »

D'autre part, comme chacun sait, le cri d'armes des rois de France était Monfjoie ! sous ces diverses formes : Monfjoie ! ou Montjoie-sainl-Denis ! ou Nostre Dame-saint-Denis Montjoie ! ou Monljoie- Nostre Dame au roi de saint Denise ! ou Montjoie- Dieu et saint Denis ! ^

Comme il est naturel, les historiens et les archéologues ont à maintes reprises rapproché ce mystérieux cri d'armes du nom commun montjoie au sens de colline, et ont tenté de 1 expliquer par quelque événement histori(jue rattaché à telle ou telle des monjoies qu'ils connaissaient. C'est ainsi que, selon Raoul de Presles ', le cri d'armes tirerait son nom de quelque événement qui se serait produit, au temps de Clovis, près de la tour de Montjoie à Conflans-Sainte-Honorine ; c'est ainsi que selon Du Cange, « par le cri de Montjoie-saint-Denis ! nos rois ont entendu la montagne ou la colline de Montmartre, où saint Denis souffrit le martyre avec ses compagnons. »

Ce petit problème prit un aspect nouveau lorsque G. Paris ■^, puis M. Marins Sepet ^, attirèrent l'attention sur un certain passage de la Chanson de Roland. Le poète y met en relation, lui aussi, le cri d'armes avec une certaine colline, mais la mon/jo/e qu'il désigne

I . Voyez Du Caiige, /. laud. Il va sans dire qu'on poui-rait allonger indéfiniment sa liste d'exemples.

Page 1