II. LES PORTS D'EMBARQUEMENT POUR LÀ TERRE SAINTE
Les pèlerins français du Saint-Sépulcre et les croisés s'embarquaient ou débarquaient souvent, comme on sait, dans l'un des grands ports d'Italie, à Gênes, à Pise, à Venise ou à Brindisi 1 . Pise est à peine nommée dans les chansons de geste. Les nombreux personnages de nos romans qui font le voyage d'outre-mer s'embarquent soit à « Brandis », soit à Venise. Je ne vois pas qu'aucune légende carolingienne soit localisée à Venise ou sur les routes qui y menaient 2 . Il en va autrement de Brindisi et de Gênes.
1. C'est à Gênes que Philippe- Auguste prend la mer en 1191 ; et, quand il revient de Sfiint-Jean-d'Acre, c'est à Brindes qu'il atterrit. Mais il est inutile d'appuyer de témoignages des faits connus de tous.
2. Tout au plus peut-on rapporter ici ce curieux passage du Saint Voyage de Jherusalem du seigneur d'Anglure (éd. Bonnardot et Aug. Lqngnon, 1878, p. 6) : « Et le lundi matin (30 août 1395) nous partismes du port de Venise ; s'y arrivasmes a Paula (Pola