‹ Les légendes épiques; recherches sur la formation de chansons de gesteChapitre 6 sur 161 · Mabillon, Annales ordinis s. Benedicti, t. III, p · texte numérisé non relu

Mabillon, Annales ordinis s. Benedicti, t. III, p

atque amantissimae Bertae,... quoniam largilionibus piis dominorum et seniorum noslrorum, qui nos liberalissime honorihus et dignitatibus ampliaverunt, id est imperator senior noster clementissimus Ludovicus et gloriosa domina et regina Judith^ filiusque ipsorum aeque senior atque dominus noster rex Karolus, plurima nostra possidenda accreverunt, justissime no bis visu m est ut, eorum amore incitatif locum etiam ipsum fundaremus *...

Et ces quelques lignes de latin conservent les trois traits historiques qui se retrouvent dans la chanson de geste : le nom de Girard et celui de sa femme Berthe, le nom du roi Charles, le souvenir des fondations pieuses des deux époux : Vezelay et Pothières sont, il va sans dire, nommés plus loin dans lacté.

Bien d autres églises, Notre-Dame et Saint-Lazare d' A vallon, Saint-Maurice de Vienne, Saint- Jean de Lyon, Saint-Pierre d'Auxerre, conservaient en leurs nécrologes la mémoire de leurs fondateurs ou bienfaiteurs, Girard et Berthe 2 . On montrait encore au xvi e siècle dans 1 église métropolitaine de Lyon une nappe d'autel, ornée de seize vers latins tissés de fils d'or, et c'était un présent de la comtesse Berthe :

Sumat perpétuant pro facto Berta coronam 3 .

Mais c'est à Pothières surtout, auprès de leurs tombeaux, que vivait le souvenir de Girard etde Berthe, et,

1. Cette charte a été souvent publiée, en dernier lieu par Quantin, Cartulaire général de V Yonne, Auxerre, 1850, 1. 1, p. 78.

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