‹ Les légendes épiques; recherches sur la formation de chansons de gesteChapitre 96 sur 161 · Vers466W717,éd. Reiffenberg, t. I, p · texte numérisé non relu

Vers466W717,éd. Reiffenberg, t. I, p

dons deux poèmes, Fierabras* et la Destruction de Borne 2 , qui en sont dérivés et qui confirment et complètent le résumé de Philippe Mousket 3 .

L'action de ce poème, qu'on est convenu d'intituler Balan. était à peu près celle-ci : Les païens, conduits par le roi Balan et par son fils Fierabras, se sont emparés de Rome et l'ont mise à feu et à sang. Ils y ont violé les églises et surtout la basilique de saint Pierre ; ils en ont enlevé des trésors et, entre autres, deux barils contenant les restes du baume « dont Jesu Gris fu embaumés ». Ils ont tué le pape et pris Château- Miroir. Le duc Garin de Pavie, qui défendait Rome, a été obligé de se retirer dans Château-Croissant et d'implorer le secours de Charlemagne. Charlemagne lui a envoyé une armée commandée par deux de ses barons, Gui de Bourgogne et Richard de Normandie. Les Français assiègent Château-Miroir et le reprennent, appuyés par le duc Garin, qui a réussi jusqu'alors à se maintenir dans Château-Croissant. Mais cette armée n'est que l'avant-garde de Charlemagne. Il arrive à son tour : aidé de ses pairs, il va bientôt rétablir les chances des chrétiens. C'est alors que se déroulait la belle série d'épisodes que l'auteur du Fierabras conservé a empruntés à son modèle et sans doute repro-

Page 1