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J. BÉniER. — Les léyendes épiques. 29
APPENDICE
Garin d'Anseùne comme dans les Enfances et pourtant que comme dans Aliscans il avait été élevé tout petit par Guillaume et par Guibourc. En quelles circonstances avait-il perdu ses parents ? Le poète s'est bien gardé de le dire, ne voulant ni infirmer ni confirmer la chanson des Enfances Vivien: il s'est tenu dans un vague voulu; les vers 121-3. 136-140. 161 1 qui résument l'action, des Enfances Vivien ne sont pas de lui: ce sont des interpolations 2.
Par cette théorie. M. Cloetta a acquis — ou croit avoir acquis — deux résultats considérables. •
D'abord, il a proposé des motifs de croire que Garin d'Anseiine ne fut introduit que sur le tard parmi les Aymerides. On a souvent affirmé, on n'a jamais prouvé que ce groupe se serait peu à peu grossi par l'annexion de personnages légendaires primitivement étrangers les uns aux autres : M. Cloetta produit ici la preuve requise : il surprend, dit-il. Garin d'Anseùne sur le fait, au moment où il se glisse pour la première fois dans la compagnie des Xarbonnais. Et. comme M. Cloetta croit pouvoir dater à cinq ans près, entre 1165 et 1170, la composition des Enfances Vivien, c'est donc à celte date précisément que Garin d'Anseùne serait né à la vie poétique comme membre du « fier lignage ».
En second lieu, la théorie de M. Cloetta lui fournit un classement des quatre chansons de geste. Les Enfances Vivien, assure-t-il, sont postérieures à Aliscans ; le texte d' Aliscans était arrêté déjàsous une forme à peine différente du texte actuel3, quand les Enfances Vivien parurent, qui