‹ Les légendes épiques; recherches sur la formation des chansons de gesteChapitre 56 sur 152 · Guillaume de Montreuil (Romania, t. XIX, 1890, p · texte numérisé non relu

Guillaume de Montreuil (Romania, t. XIX, 1890, p

LE COURONNEMENT DE LOUIS

identifications que tel et tel n'ait contestée ; tous n'en répètent pas moins à l'envi que « Guillaume d'Orange est le résultat de la fusion en un seul personnage de plusieurs Guillaumes historiques des ixe et xe siècle, et que ce fait n'est nulle part plus visible que dans le poème du Couronnement de Louis ».

Le poème du Couronnement de Louis est en effet la pierre angulaire de tous les systèmes proposés jusqu'à ce jour pour expliquer la formation du cycle de Guillaume d'Orange. Ces systèmes, comme on verra, sont assez dissemblables; mais tous se réclament d'une même idée, réputée intangible, qui commande les combinaisons de détail : Le Couronnement de Louis ne concernait pas à l'origine Guillaume d'Orange, fils d'Aymeri de Narbonne, mais, assure-t-on, plusieurs autres personnages qui ont vécu au ixe et au xe siècle dans le Nord de la France et qui jamais n'ont eu affaire au Midi; sur le tard, le Couronnenement de Louis, consacré à plusieurs Guillaumes septentrionaux, aura été rattaché aux légendes qui célébraient, sous le nom de Guillaume d'Orange, plusieurs Guillaumes méridionaux.

Indépendance primitive, combinaison tardive de ces deux groupes de traditions : telle est l'idée qui forme le nœud vital de tous les systèmes. Pour la vérifier et pour déterminer notre attitude à l'égard de ces systèmes, nous ne saurions donc étudier de trop près le Couronnement de Louis : il nous transporte au plein cœur des problèmes qui nous intéressent.

J. Bédier. — Les légendes épiques.

Analyse du Couronnement de Louis.

Il ne sera pas inutile d'en donner d'abord une analyse, où je marquerai cinq divisions : c'est ce qu'on est convenu d'appeler les cinq « branches » du Couronnement de Louis. Selon de nombreux critiques, ces « branches » ont formé à l'origine cinq chansons séparées et indépendantes, qui elles-mêmes en représentaient chacune deux ou plusieurs autres, en sorte que ce court poème, qui ne compte que 2688 vers, serait un assemblage d'une dizaine d'épopées perdues. J'indique donc ici ces divisions ; non que je les croie réelles; ce n'est de ma part qu'un simple procédé d'analyse et d'exposition.

Première a branche » (v. 1-271). — Chacun se rappelle la forte scène du début, comment Charlemagne, vieux et sachant que son temps est « usé », a délibéré de donner la couronne à son fils Louis, et comment, ayant assemblé à Aix, le jour de la consécration de sa chapelle, en présence du pape, les grands de son royaume, il dénombre à son fils les devoirs d'un roi; si l'enfant se sent de force à les remplir, qu'il avance et prenne la couronne sur l'autel :

78 « S'einsi vuels faire, je te doins la corone, 0 se ce non, ne la baillier tu onques ! »

LE COURONNEMENT DE LOUIS 227

Mais l'enfant, qui n'a que quinze ans, reste immobile à sa place, hésitant devant le poids trop lourd. Les chevaliers en pleurent de pitié et Charlemagne s'irrite :

90 « Ha ! las, dit-il, com or sui engeigniez ! Delez ma famé se colcha paltoniers, Qui engendra cest coart héritier !..

Quin fereit rei, ce sereit granz péchiez ! Or li fesons toz les chevels trenchier, Si le metons la enz en cel mostier :

Tirra les cordes et sera marregliers, S'avra provende, qu'il ne puist mendiier. »

Alors un traître, Arneïs d'Orléans, demande à Charlemagne qu'il lui confie la g-arde de Louis et du royaume : pour trois ans seulement; si, au bout de ces trois ans, l'enfant s'est amendé, on le couronnera. Les barons parents d' Arneïs se réjouissent, supposant bien qu' Arneïs ne songe qu'à déposséder son seigneur ; et Charlemagne, sans méfiance, est près d'accepter, quand Guillaume, fils d'Aymeri de Narbonne, revenant de chasse, entre dans l'église. Il tue de son poing le traître, prend sur F autel la couronne et la pose sur la tête, débile et prête pour la tonsure, du jeune prince :

145 « Tenez, bel sire, el nom del rei del ciel,

Qui te doint force d'estre bueus justiciers ! » Veit le li pere, de son enfant fu liez : « Sire Guillehnes, granz merciz en aiez ; Vostre lignages a le mien esalcié. »

La cour se sépare. Louis est roi couronné ; il est convenu que, si le vieil empereur vient à mourir., Guillaume veillera sur l'enfant et le protégera. Un jour, quelque cinq ans plus tard, Charlemagne accorde à Guillaume la permission de s'éloigner quelque temps de la cour et d'aller en pèlerinage à Saint-Pierre de Rome pour s'acquitter d'un vœu ancien. L'enfant Louis, qui « convoie » le pèlerin à son départ, pleure : « Si mon père mourait en votre absence, que deviendrais-je ? » Mais Guillaume jure qu'à son premier appel il accourra pour le défendre. Et laissant Louis rassuré, il poursuit sa route, accompagné de son neveu Bertrand et de soixante compagnons.

Deuxième « branche » (v. 272-1429). — Dès le lendemain de son arrivée à Rome, il y apprend de dures nouvelles : les Sarrasins, conduits par le roi Galafre, ont débarqué en Italie ; ils se sont emparés de Gapoue et ont fait prisonnier le roi de cette ville, Guaifier (appelé aussi, au v. 2234, Guaifier d'Ispolice, c'est-à-dire de Spolète) ; ils ont pris aussi sa femme et sa fille et trente mille chrétiens ; ils sont en marche sur Rome. Mais le pape sait que Guillaume Fièrebrace, le fils de l'illustre Aymeri de Narbonne, est là : il va vers lui, tandis qu'il prie dans l'église Saint-Pierre, et le supplie de défendre la terre chrétienne. Guillaume prend le commandement de la faible armée du pape, au moment où déjà les païens vont cerner la ville. Le pape obtient d'eux qu'un combat singulier décidera du salut de Rome ou de sa ruine. Le champion sarrasin est un géant monstrueux, nommé Corsolt ;

LE COURONNEMENT DE LOL'IS

Guillaume est le champion chrétien. Le combat a lieu sous les murs de Rome ; Guillaume y perd le someron du nez; de là son surnom de Guillaume au court nez; mais il tue le géant. Suit un engagement général, où le roi Galafre est fait prisonnier. Il accepte le baptême et rend les prisonniers faits à Gapoue. Délivré, le roi Guaifier s'agenouille devant Guillaume ; en récompense du secours qu'il lui a porté, il lui offre sa fille et la moitié de son royaume. Sur le conseil du pape, Guillaume accepte. Déjà le pape s'est revêtu pour célébrer la messe où il les mariera, déjà il tient l'anneau nuptial, quand deux messagers accourent sur des chevaux ruisselants de sueur et recrus. Ils tombent aux pieds de Guillaume : « Ah ! Guillaume, il ne vous est guère souvenu de Louis. L'empereur Charles est mort. Des traîtres veulent chasser l'enfant de son héritage et couronner à sa place un autre roi, le fils de Richard de Normandie :

1401 « Tôt le pais ont a dolor torné,

Gentilz om, sire, se vos nel secorez. »

Aussitôt Guillaume laisse sa fiancée, pour secourir son droit seigneur :

1413 Guillelmes baise la dame o le vis cler, Et ele lui, ne cesse de plorer.

Par tel convent es les vos desevrez, Que ne se virent en trestot lor aé.

Troisième « branche » (v. 1430-2224). — Il retourne

en France, escorté de mille chevaliers que le pape lui a donnés. Cette troupe s'accroît, chemin faisant, de cent quarante chevaliers que menaient de leur côté au secours du roi des neveux de Guillaume, Gaudin le Brun, Savari et autres membres du lignage des Narbonnais. Arrivé en Brie, Guillaume apprend que Louis s'est réfugié à Tours, et que l'abbé de Saint- Martin l'y a recueilli et caché dans une salle voûtée de l'église. Mais les usurpateurs, Acelin et son père Richard de Normandie, se sont emparés de la ville, et les autres clercs et moines de Tours, gagnés par des présents ou dominés parla crainte, sont prêts à trahir le jeune roi et à le livrer.

Guillaume dispose quatre embuscades aux portes de la ville, et, grâce à la généreuse complicité du portier, y pénètre lui-même, avec quarante de ses chevaliers : il va droit au moutier Saint-Martin, descend de cheval devant le parvis, entre et s'agenouille sur une dalle devant le crucifix, priant Dieu qu'il lui permette de retrouver et de secourir son seigneur. Gomme il priait, un clerc, nommé Gontier, le reconnut. Il s'approcha doucement et lui posa la main sur l'épaule : « Que veux-tu, frère ? — Sire Guillaume, puisque vous êtes venu secourir Louis, fermez les huis du moutier; sachez que le roi est enfermé ici dans une crypte et que quatre-vingts clercs, chanoines, évêques et abbés tiennent présentement conseil pour consommer aujourd'hui même la trahison. Tranchez-leur la tête : je prends le péché sur moi. » Guillaume l'entend et rit : « Loué soit un si bon clerc ! » L'enfant Louis, retiré de sa crypte, lui est amené et se jette à ses pieds :

LE COURONNEMENT DE LOUIS

1730 Estreitement li a le pié baisié

Rt le soler que li cuens ot chalcié ;

mais, dès que Guillaume l'a reconnu,

1744 Par les dous flans le lieve senz targier :

« En nom Deu, enfes, cil m'a mal engeignié

Qui te rova a venir a mon pié,

Quar sor toz ornes dei ge ton cors aidier. »

Appelant ses quarante chevaliers restés à la porte de l'église, il leur demande de faire droit jugement : « Un homme qui s'est fait tonsurer peut-il trahir son seigneur pour de l'argent ? »

1753 « — Nenil, bels sire, » dient li chevalier.

— Et s'il le fait, quels en est li loiers ?

— Penduz deit estre corne 1ère fossiers. »

11 entre alors au moutier où les clercs sont assemblés ; il arrache leurs crosses aux évêques et aux abbés et les remet à Louis; il ne veut pas tuer ces traîtres par respect du lieu ; mais ses chevaliers et lui pourchassent les moines à coups de bâtons, et les jettent hors de l'église.

Quand la place est nette, il envoie un de ses chevaliers, Aleaume, défier l'usurpateur Acelin, au nom de Guillaume Fièrebrace ; puis, l'ayant ainsi régulièrement provoqué, il va lui-même trouver le traître à

ïostel où il s'était hébergé. Assis sur un perron, Acelin ne daigne même pas se lever devant lui : il croit que Guillaume n'a qu'une poignée d'hommes dans Tours. Mais le preux sonne de la trompe, et, des quatre embuscades, accourent ses douze cents chevaliers. Un combat s'engage dans les rues. Acelin fuit, poursuivi par Guillaume qui lui adresse des paroles dérisoires :

« Sire Acelins, quar retornez arrier,

Si vos venez coroner al mostier ;

Nos vos métrons tel corone en cel chief

Dont la cervelle vos vendra tresqu'as piez. »

Il ne daigne pas le frapper de l'épée; arrachant un pieu d'une treille, il lui en brise le crâne. Il court rejoindre Louis au moutier Saint-Martin : « Damoiseau, je vous ai bien vengé du fils de Richard. — Soyez remercié, dit l'enfant ; mais si vous me vengiez aussi de Richard, j'en aurais grande joie. » On montre à Guillaume le vieux Richard, qui s'est réfugié dans l'église et qui s'appuie contre l'autel. Guillaume le frappe de son poing sur la nuque d'une telle force qu'il l'abat sans connaissance. Il demande des ciseaux, lui tond le chef, et s'écrie :

1970 « Ensi deit l'en traïtor justicier

Qui son seignor vuelt traïr et boisier. »

Sur la prière des barons, Guillaume et Richard le

LE COURONNEMENT DE LOUIS

Vieux font la paix, pourtant. Alors, pendant des années, Guillaume parcourt les pays, soumettant les rebelles, combattant chaque jour

2010 Por son seignor maintenir et aidier.

Il passe trois ans tout pleins à conquérir le Poitou, puis d'autres terres encore : à Bordeaux, il soumet le fort roi Amarmonde; à Pierrelate, Dagobert de Cartilage ; à Saint-Gilles, le comte Julien, etc. Toutes ces guerres, le poète les rapporte en quelques vers (v. 1942-2043). Quand elles sont achevées, Guillaume veut rentrer en France et va en pèlerinage au Mont- Saint-Michel ; mais le vieux Richard ne lui a point pardonné de l'avoir tonsuré à Tours. Dans la forêt de Lions (près d'Evreux), il dresse une embuscade, où il pense s'emparer de son ennemi; mais c'est lui-même qui est fait prisonnier : Guillaume le lie « comme un coffre sur un mulet » et le mène à Orléans où il le livre au roi ; le roi fait jeter le vieux traître dans sa prison ; il y meurt. Désormais, plus de rébellions :

2222 Or se cuida Guillelmes reposer, Vivre de bois et en rivière aler;

mais de nouveaux travaux l'attendent. Il n'en a pas fini de peiner au service de son seigneur.

Quatrième « branche » (v. 2225-2562). — Des messagers sont venus de Rome : ils portent au roi et

à Guillaume la nouvelle que Guaifier de Spolète et le pape sont morts ; un certain Gui d'Allemagne s'est emparé de Rome ; les Romains demandent du secours. Louis pleure à la pensée qu'il lui faudra franchir les monts ; Guillaume s'irrite de sa lâcheté :

2248 « Hé ! povres rois, lasches et assotez, Ge te cuidoie maintenir et tenser Envers toz cels de la crestienté.

Mais toz li monz t'a si cueilli en hé ! En ton service vueil ma jovente user. »

Il le force à lever son armée et le roi le suit à contre-cœur. Dès leur arrivée devant Rome, les Allemands, profitant d'un brouillard épais, tentent de surprendre le camp royal. Louis erre dans l'obscurité, à pied, pleurant, appelant Guillaume. Guillaume le sauve et défait l'ennemi. Gui provoque alors le roi à un combat singulier, qui mettra fin à la guerre : et Louis de se lamenter; Guillaume est obligé de relever le défi à sa place. Il combat Gui d'Allemagne, le tue, jette son corps dans le Tibre. Comme jadis il avait donné à Louis la couronne impériale dans la chapelle d'Aix, il le couronne roi d'Italie dans l'église Saint- Pierre.

Cinquième « branche » (v. 2641-2688). — Ge sont les cinquante derniers vers du poème. L'armée victorieuse a passé les monts :

2648 Vait s'en li reis a Paris la cité,

Li cuens Guillelmes a Mosteruel sor mer.

LE COURONNEMENT DE LOUIS

Cette fois encore Guillaume croit avoir gagné le droit de se reposer : cette fois encore il se trompe ; de nouveau les Français se révoltent contre Louis. Le neveu de Guillaume, Bertrand, lui dit : « Abandonne à son sort ce roi tout assoie ; n'as-tu pas assez fait pour lui ? — Non, dit Guillaume :

2666 « En son servise vueil ma jovente user. »

Il réunit ses hommes, vient à Paris secourir le roi et tous deux commencent « granz guerres a mener ». Puis, voyant qu'il ne peut plus tenir à Paris, où le roi a trop d'ennemis,

2676 II prent l'enfant que il ot a garder, Si l'en porta a Loon la cité.

Au bout d'un an, il a contraint quinze comtes rebelles à se soumettre au roi, et il lui fait épouser sa sœur :

2687 En grant barnage fut Looïs entrez :

Quant il fu riches, Guillelme n'en sot gré.

Premier coup d'œil sur les diverses théories.

Nous conviendrons d'abord que le Couronnement de Louis (cette analyse suffit à le montrer) produit

une certaine impression de décousu, en ce sens qu'il narre au moins cinq séries d'aventures, qui ne procèdent pas logiquement les unes des autres. Mais il ne suit pas nécessairement de là que ces cinq séries d'aventures aient d'abord formé cinq poèmes distincts. Le poète veut raconter comment Guillaume, ayant pris Louis sous sa tutelle, exerce pendant une dizaine d'années cette tutelle : son récit prendra par là-même des allures de chronique; comme dans une chronique, il aura à raconter des événements variés, non nécessairement solidaires, qui se suivront seulement selon les hasards de la vie. Il en va de même de Garin le Lorrain, de la Henriade de Voltaire, du Cinq-Mars de Vigny, et de tout roman où l'auteur aura pris pour sujet l'histoire, réelle ou imaginaire, d'un pays pendant plusieurs années; on pourra toujours diviser un tel roman en « branches u : il n'en restera pas moins parfaitement un, si l'auteur a su, d'un bout à l'autre de son œuvre, soutenir l'unité du caractère de ses principaux personnages. Ceux qui croient que le Couronnement de Louis est une compilation de plusieurs romans ne sauraient donc tirer nul parti du fait que les épisodes n'y dépendent pas logiquement les uns des autres.

Ce qu'ils doivent montrer, c'est que ces épisodes retracent des événements historiques chronologiquement distants et indépendants les uns des autres et -dont les acteurs réels n'eurent d'abord rien de commun avec le Guillaume et le Louis de l'épopée. Et, ce qu'ils doivent montrer, c'est, en outre, que le texte du Couronnement de Louis offre des disparates, des

LE COURONNEMENT DE LOUIS

contradictions, où se décèle l'assemblage tardif de poèmes primitivement indépendants.

C'est, en effet, cette double preuve qu'ont voulu apporter les critiques. Et d'abord Jonckbloet, en un système que Léon Gautier a accepté presque tout entier *, que M. Ernest Langlois2 a porté à son point d'achèvement. Si on le prend sous la forme accomplie que lui a donnée M. Ernest Langlois, on peut le résumer schématiquement ainsi :

Première « branche ». — Il est historique que Gharlemagne, en 813, fit reconnaître empereur son fils Louis d'Aquitaine; la cérémonie eut lieu, dans l'histoire comme dans la légende, à Aix-la-Chapelle. La trahison d'Arneïs d'Orléans peut correspondre à certains troubles et conjurations qui marquèrent les premiers temps du règne de Louis. Il faut se représenter un poème primitif du ixe siècle qui, sous l'impression toute neuve des faits, racontait ce couronnement et ces conjurations : « Le début du Couronnement de Louis remonte, écrit M. Langlois, à une époque où la tradition n'avait encore que très peu altéré l'histoire, c'est-à-dire à une époque presque contemporaine des événements qu'il raconte » 3.

Deuxième « branche ». — Dans cette partie du

t. Les Épopées françaises, t. I, p. 337-40.

2. En sa mémorable préface à l'édition du Couronnement de Louis (18881.

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