‹ Les légendes épiques; recherches sur la formation des chansons de gesteChapitre 76 sur 152 · Romania, t. XXV, p · texte numérisé non relu

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quelque pèlerin l'avait recueillie sur les lieux mêmes. » « Peut-être », ajoute M. Becker. j. «.est-ce le poète luimême qui l'a recueillie sur les lieux. » — Encore estil plus probable, comme nous avons essayé de le faire voir, que le nom même de Guaifîer est de pure fantaisie.

Si l'on admet que le nom de Guaifîer est de fantaisie, tout l'élément historique du Couronnement de Louis tient en ceci : Le poète savait que Charlemagnev à Aix. en une cérémonie solennelle, avait associé à l'empire son fils Louis. Comment le poète le savait-il? Personne ne peut répondre. 11 le savait peut-être par une chronique, s'il n'était pas un illettré ; ou par quelque renseignement reçu d'un clerc: ou. si l'on y tient, par un plus ancien poème. Mais de ce plus ancien poème nous ne savons rien, sinon que l'auteur du Couronnement ne lui a rien emprunté que ce fait brut : Charlemagne a couronné à Aix son fils Louis. Et c'est le seul trait historique du roman.

Deux critiques, avant nous, M. Becker et M. Jeanrov, s'opposant à Jonckbloet et à sa postérité, dans le même temps et presque dans les mêmes termes, ont déclaré qu'ils combattaient « ce système d'identification à tout prix entre les faits historiques et les épisodes du Couronnement de Louis 2 ». et ils ont en effet allégé la théorie de Jonckbloet d'un ballast d'hypothèses chimériques. Mais eux aussi, la simplifiant, ils en ont gardé l'un et l'autre certains éléments —

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