I. Les prétendues disparates du Couronnement de Louis
II. Que tous les systèmes généraux d'interprétation du cycle reposent sur l'idée que le Couronnement de Louis est une rhapsodie.
III. L'unité de composition dans ce poème ; des rapports qu'il soutient avec les autres poèmes du cycle ) fragilité des théories selon lesquelles le cycle se serait formé par la fusion récente de légendes qui célébraient certains gdllaumes du Nord de la France avec d'autres légendes qui célébraient certains guillaumes du mldi.
S'il n'est pas vrai que les différents épisodes du Couronnement Je Louis retracent des événements historiques d'époques différentes, nous n'avons plus de raison décisive de tenir ce roman pour une rhapsodie de poèmes primitivement indépendants.
Si Guillaume Tête-d'Etoupe, comte de Poitiers, si Guillaume Fièrebrace, comte de Poitiers, son fils, et si Guillaume de Montreuil sont allés rejoindre dans l'Erèbe les ombres vaines des treize autres Guillaumes, nous ne sommes plus tenus d'admettre que les branches III et V aient d'abord formé des poèmes à • part. Quant aux trois autres branches (I, II, IV), elles
DES DIVERS SYSTÈMES
racontaient, disait-on, des événements profondément historiques, mais auxquels, par malheur, aucun personnage du nom de Guillaume n'avait pris part : ce qui condamnait bizarrement la critique à « expliquer la présence de Guillaume » dans trois épisodes d'un roman entièrement consacré à Guillaume. Nous voilà délivrés de ce problème étrange : si ces épisodes ne sont que de pures fictions, nous ne sommes plus obligés de croire à l'indépendance primitive de ces trois « branches », non plus que des autres.
C'étaient ces identifications historiques qui avaient provoqué le démembrement du Couronnement de Louis par les critiques. Mais ils ont en outre allégué accessoirement que le texte du roman présente certaines disparates, certaines incohérences, d'où il résulterait qu'il n'est en effet qu'un assemblage tardif de pièces rapportées.
Les prétendues disparates du Couronnement de Louis.
Qu'en est-il au juste de ces incohérences et de ces disparates? Examinons les diverses opérations des chorizontes.
Première disparate. — « Dans les plus anciennes branches, dit M. A. Jeanroy Guillaume estcertaine-