Synaæarium ecclesiae Constantinopolilanae, p
aucune difficulté à accepter l'identification de $S. Basiliscus avec le saint de Comane, auprès duquel $S. Jean Chrysostome fut déposé aussitôt après sa mort.
À défaut de cette explication, il faudrait en admettre une autre qui n’est pas non plus sans se vérifier souvent en hagiographie. Les compagnons de captivité de S. Théodore, Cléonicus, Eutropius, Basiliscus, seraient de l'invention de l’hagiographe. Détlachés des Actes de S. Théodore, ils auraient formé le groupe du 3 mars, lequel, à son tour, devint l’objet d'un récit circonstancié. Cette histoire aurait fini par créer artificiellement une sorte de culte qui n’a point de racines dans l'antiquité.
Pour prévenir des confusions, il ne sera pas inutile de rappeler ici un autre Théodore, à propos duquel les hagiooraphes prononcent le nom de son célèbre homonyme. Il existe un Ναοτύριον ἐν συντόμῳ τοῦ ἁγίου καὶ ἐνδόξου μεγαλομάρτυρος Θεοδώρου τοῦ ἐν Πέργῃ τῆς Παμφυλίας μαρτυρήσαντος 1, etilest deux fois question de lui et de ses compagnons Socrate, Denys ainsi que de sa mère Philippa dans les synaxaires?. L'auteur de sa légende dit de lui : Οὗτος ἣν ἐπὶ ᾿Αντωνίου τοῦ βασιλέως καὶ ἡ κεμόνος Θεοδότου, ἕτεοος καὶ
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ἱ τιμώμενον 3. Lui aussi était militaire et offre même cette ressemblance avec le grand Théodore qu'il fut, peu avant son martyre, enrôlé comme conscril : καὶ χρατηθεὶς καὶ αὐτὸς εἰς τήρωνα. Nous n'avons, pour nous renseigner sur ce saint, que des Actes sans autoritéf.
1. Manuscrit de la Bibliothèque Nationale de Paris, 1534, fol. 92"- 99". Voir Catalogus codd. hagiogr. graecorum biblioth. Nationalis Pari- Siensis, P. 231.