Les Légendes hagiographiques, p
l'histoire littéraire et notamment pour la constatation des procédés suivis dans les métaphrases, n’a aucune importance au point de vue du développement de la légende.
Les panégyriques de S. Procope qui sont parvenus jusqu'à nous ne présentent qu'un intérêt secondaire. Celui de Theophane Kerameus peut être passé sous silence, comme indépendant de la légende: c'est plutôt un sermon dogmatique et moral prononcé le jour de la fête du saint. L'éyxoutoy anonyme du manuscrit de Paris 1177, fol. 26- 4x, et qui commence Ἡδὺ μὲν θέαμα καὶ τερπνόν 3, raconte librement et oratoirement la seconde légende. Il en existe “un aussi parmi les œuvres de Nicétas le Paphlagonien, ms. de Paris 1180, fol. 234-244", dont la même légende forme également le fond. Comme la plupart des orateurs, Nicétas ne se pique pas d’une exactitude minutieuse, et le début de son récit esten contradiction avec le texte même qu'il ἃ exploité : Οὗτος πατρίδα μὲν ἐπὶ γῆς ἔσχε Καισάρειαν τῆς Παλαιστίνης. De pareilles erreurs sont l'indice de la négligence de l’auteur et nullement la trace d'une version nouvelle.
Ce que nous avons pu constater déjà à propos de S. Théodore et de S. Georges, dont les légendes ont laissé des traces notables dans les livres liturgiques des Grecs, se renouvelle ici. Tout d’abord, les synaxaires et les ménées mentionnent deux saints Procope, comme 115 avaient distingué deux Théodore, Procope l'officier et Procope l’exor-