‹ Les légendes hagiographiquesChapitre 117 sur 129 · MusTOxmi, Dé(U coae Corciresi, Corfu, 1848, p. xi-xx · texte numérisé non relu

MusTOxmi, Dé(U coae Corciresi, Corfu, 1848, p. xi-xx

Une autre classe de noms est de nature à faire naître des défiances. Je yeux parler de ceux qui expriment une qualité ou une fonction, comme Thérapon, Sosandros, Pantéléemon et autres. Cest presque toujours à des saints qui ont une réputation établie de thaumaturges que s'appliquent les dénominations de ce genre, et il ne faut pas toujours y voir un effet du hasard. Je sais bien que l'on s'est élevé, et avec raison, contre la manie de transformer en c mythes > les personnages dont le nom répond à l'activité qu'on leur attribue. « H serait facile, disait Boeckh, étant donné que les noms des anciens ont presque tous un sens, de les expliquer pour la plupart par des mythes, et l'on serait bien embarrassé de dire comment les Grecs auraient dû nommer leurs enfants pour les soustraire au danger de perdre leur être réel et de se voir réduits à l'état de mythes. Sophroniscos, le père de Socrate, deviendrait bien suspect, car c'est Socrate qui rend les hommes sages, ffàçpovaç ; sa mère, Phénarète, a été en réalité suspectée par Buttmann, car Socrate est bien ô cpaivcdy rriv âper>îv ^ »

On ne saurait mieux dire. Mais, dans le cas qui nous occupe, l'existence des saints qui semblent être des personnifications d'attributs n'est souvent garantie que par des légendes étranges, et l'on sait d'ailleurs que le peuple donne volontiers aux saints qu'il invoque des noms en rapport avec le rôle qu'il leur

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