‹ Les légendes hagiographiquesChapitre 13 sur 129 · Synaxarium ecclesiae ConstantinopoUtanaej p · texte numérisé non relu

Synaxarium ecclesiae ConstantinopoUtanaej p

8. Bibl, hag, lat, n. 5921. — L'emplacement de l'église de saint Auxentins, dans l'île de Chypre, fut aussi désigné par les bœufs qui portaient ses reliques. C, Sathas, Vies des saints allemands de Chypre, dans Archives de VOtient latin, t. Il, p. 419.

38 Les légendes hagiographiqiœs.

légende du Palladium de Troie, la statue de Pallas Athênè tombée du ciel et tant d'autres légendes analogues montrent combien ces idées étaient familières aux anciens i. Ils connaissaient comme nous les images saintes qui pleurent ^, les statues inondées de sueur en temps de calamité 3, les voix sortant d'une bouche de marbre *.

L'histoire de l'objet jeté à la mer et retrouvé dans le ventre d'un poisson, que l'on raconte dans les vies de saint Ambroise de Cahors, de saint Maurille ^, de saint Magloire ^, de saint Kentigem ^ et dans bien d'autres, n'est qu'une réminiscence de l'anneau de Polycrate, connu par Hérodote ®. L'essaim d'abeilles qui descendit sur le berceau de saint Ambroise ^ et qui visita aussi saint Isidore ^^ avait déjà déposé son miel dans la bouche de Pindare ^^ et dans celle de

1. Voir la démonstration dans E. von Dobschûtz, GhristusbUdér, dans Texte und Untersuchungen, N. F., t. m, Leipzig, 1899.

2. Apollo triduam et très nootes laorimavit. Tite-Live, xLni, 13.

3. Signa ad Itmonis Sospitae sudore manavere. Tite-Liye, xxiu, 31.

4. Fortunae item muliebris simnlacrum, quod est in^ via Latina non semel sed bis looutum constitit, bis paene verbis : Bene me matronae vidistis riteque dedioastis. Yalebe Maxime, 1,8.

5. Cf. A. HouTiN, Les origines de VÉgUse â^ Angers, Laval, 1901, p. 54-55.

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