‹ Les légendes hagiographiquesChapitre 16 sur 129 · Suétone, Octavius, XCIV · texte numérisé non relu

Suétone, Octavius, XCIV

6. Les textes hagiographiques ont été réunis par Gahieb, Caractérietique» des saints, 1. 1, p. 274-276, qui ne s'est pas préoccupé de l'origine antique du trait. On pourrait citer une foule de légendes où d'autres animaux jouent un rôle analogue. Sainte Tygris fait taire les moineaux qui la troublent dans ses dévo-

On se souvient des traits énergiques dans lesquels saint Jérôme, au début de la vie de saint Paul, résume les horreurs de la persécution de Dèce et de Valérien : le martyr enduit de miel et exposé aux piqûres des insectes, et cet autre qui se défend contre l'aiguillon de la volupté en cracliant sa langue au visage de la femme envoyée pour le tenter ^ La magie du style et le puissant relief de ces tableaux leur donnent une apparence d'originalité à laquelle ils ne peuvent prétendre. Le supplice par les insectes, qui aurait été renouvelé sous Julien, s'il faut en croire Sozomène 2, est encore une réminiscence classique. Apulée, après d'autres, en fait mention ^. Quant à l'épisode de la langue coupée, les anciens ont raconté cette histoire bien souvent, en l'attribuant tantôt à la pythagoricienne Timycha, tantôt à la courtisane Leaena, tantôt au philosophe Zenon d'Élée *. Saint Jérôme, en recueillant cette adaptation chrétienne d'une légende antique, ne réussit point à la fixer définitivement. Elle fut mise plus tard sur le compte du martyr Nicetas ^, etNicéphore

tions, et qtii depuis ce jour, ne reparaissent plus. Acta 88., iun., t. V, p. 74, n. 9. A la prière de saint Césaire d'Arles, les sangliers^ qui attiraient trop de chasseurs, désertent les environs de son monastère. Acta 88., aug., t. VI, p. 72, n. 36.

1. Ces martyrs anonymes sont inscrits au martyrologe romain à la date du 28 juillet.

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