‹ Les légendes hagiographiquesChapitre 29 sur 129 · Acta 88., nov., 1. 1, p · texte numérisé non relu

Acta 88., nov., 1. 1, p

7. B.-A.LiPSins,ilc^a apostolorwn apocrypha,t. I, Lipsiae, 1891, p. 61-62. Dans Goxmodeek, Carmen apolog., v., 630, Penfant n'a que cinq mois. Cf. C. Schmidt, Die alten Fetruaakten, dans Texte und Unterauchungen, t. XXIV, 1903, p. 106-107.

60 Les légendes hagiographiqties.

Simon ^ Commodien a, de môme, gardé le souvenir d'un lion prenant miraculeusement la parole pour appuyer la prédication de saint Paul ^. Ce sont, si l'on veut, des réminiscences de l'âne de Balaam, à moins que le trait n'ait été inspiré par la lecture des fabulistes.

Ces excès nous amènent à parler des passions de l'âme populaire, vives, non contenues et imprimant à tout ce qu'elles touchent ce cachet d'exagération et parfois de violence dont tant de légendes ont gardé la trace. La multitude n'éprouve que des émotions fortes et ne connaît point les sentiments modérés. Les nuances ne sont pas faites pour elle, et de même qu'elle est incapable de les percevoir, elle est inapte à les exprimer. Mais elle possède des moyens énergiques pour marquer ses impressions et énoncer ses idées.

Voici un petit trait entre mille, à propos de saint Catalde. Sa sainteté se manifestait par des faits extraordinaires qui paraissaient miraculeux; une enquête ecclésiastique fut instituée pour se prononcer sur leur nature. Ceci est trop simple à dire. La légende raconte que le pape suivi de tous les cardinaux se rendit en procession à la maison de Catalde, et la visita de fond en comble ^, Le procédé rappelle celui des peintres dont tout l'art est dans la vivacité de l'expression.

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