‹ Les légendes hagiographiquesChapitre 81 sur 129 · Analecta BoUandiana, t. III, p · texte numérisé non relu

Analecta BoUandiana, t. III, p

3. Flaminius Cornélius, Eccleaiae Venetae antiquia monwmentia,,, Uhiatratae, t. IV, Venetiis, 1749, p. 170-171.

Procope et de lui appliquer sa légende dans tous ses détails et sous sa forme la plus complète et la plus fabuleuse. Avant d'être chrétien, le martyr s'appelait également Néanias et sa mère était née à Elia ; l'empereur Maximien lui donne l'ordre d'exterminer les chrétiens d'Alexandrie. Les deux préfets qui, successivement, le citent à leur tribunal s'appellent Oulcion et Flavianus ; la conversion des soldats, des douze matrones et de la mère du martyr n'est pas oubliée. Léontius, au lieu d'être évêque de Césarée, paraît dans le récit comme évêque d'Alexandrie, et c'est dans cette ville que Jean trouve la mort ^

n est temps de résumer les pages qui précèdent. Par le témoignage d'Eusèbe, l'existence du martyr saint Procope est pleinement assurée non moins que les grandes lignes de sa vie et son genre de mort. Par lui-même, ce récit ne suffit peut-être pas à établir le fait d'un culte traditionnel ; il en est de même, nous avons dit pourquoi, de l'inscription du saint au martyrologe hiéronymien. L'existence des sanctuaires de Césarée et de Scythopolis forme une preuve de culte tout à fait certaine.

Le récit d'Eusèbe fut bientôt supplanté, en Orient, par les légendes. U n'a pas laissé de trace dans les ménologes grecs, où une des formes de la légende occupe régulièrement la place qu'on voudrait lui voir tenir à la date du 8 juillet. Des trois légendes que

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