danou, Manava-Dharma-Sastra
sonne, mais celui qui, quoique jeune, est versé dans la connaissance du Véda, est regardé comme un vieillard par les sages.
« Un brahme qui a négligé l'étude de l'Écriture sainte, n'est pas plus utile sur la terre qu'un éléphant de bois ou la peau d'un animal gonflé d'air, tous trois ont la même valeur.
« La femme ne conçoit pas d'un eunuque, une vache d'un bœuf, la science est inutile à l'ignorant, le brahme qui ignore la sainte Ecriture est comme la femme stérile, il ne produit pas de fruits sur la terre.
« La science révélée ne doit être donnée qu'avec de douces et agréables paroles ; ce n'est pas en maltraitant les brahmatcharis qu'on doit enseigner la parole de Dieu.
« Pour profiter de tous les biens que donne la connaissance du Véda^ il faut être pur de cœur, de pensée et de parole.
« Que le brahmatchari fuie tout honneur mondain comme du poison, et qu'il recherche le mépris comme Tamrita.
« Délaissé de tous, quoique dans l'indigence, il s'endort avec la paix du cœur, et se réveille joyeux ; il est heureux, tandis que celui qui recherche les honneurs meurt rongé par son orgueil.
« Le dwidja qui a été initié aux différents sacre-
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ments, et qui a appris les rites des sacrifices aux dieux domestiques doit, sous la direction de son gourou, se livrer peu à peu aux austérités méritoires, qui préparent à l'élude approfondie des Védas.
« Qu'il se soumette à ces austérités tout entier et s'imprègne de la lecture de la sainte Écriture, car c'est la dévotion la plus méritoire, la plus efficace qu'il soit recommandé au dwidja d'accomplir même le jour où il porte une guirlande de fleurs ^
« Le bramatchari qui renonce à l'étude des Livres saints pour s'occuper d'autre chose, est rejeté à l'instant dans la caste de l'impur soudra, lui et toute sa descendance.
« La première naissance du dwidja a lieu par sa mère et par l'ondoiement, la seconde par l'initiation et l'investiture du cordon, la troisième par lekésanta, et le droit d'offrir chaque matin le sacrifice du sarvaméda.
« Dans la seconde naissance, qui est l'initiation à la sainte Ecriture, qui se distingue par l'investiture du cordon et de la ceinture, la sâvitri^ — prière qui contient toute la substance du Véda — est la mère de l'initié et le gourou est son père.