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Les jours de fête

2. Cette prière, pour celui qui la fait tous les matins et tousles soirs, procure les mêmes mérites que l'étude du Véda.

« Le gourou a reçu des sages le nom de père, parce qu'il enseigne le Véda, et que le jeune élève ne peut accomplir aucun acte sérieux de sa vie avant d'avoir reçu de lui l'investiture.

« Jusqu'au moment où il sera régénéré par l'initiation et l'investiture, il est peu au-dessus du soudra, et il ne doit prononcer aucune autre invocation dans les sacrifices, que l'invocation des mânes — esprits désincarnés.

« Quand les éléphants sacrés frappent les premières heures de la nuit, il doit prononcer trois fois le mot :

Swadhâ ! Swadhâ ! Stoadhâ !

qui est l'invocation des mânes.

« Après l'initiation, et dès qu'il commence à étudier la sainte Ecriture, qu'il se soumette à toutes les pratiques prescrites, qu'il change ses vêtements, son cordon^ sa ceinture, son bâton, son aiguière aux époques indiquées.

« Qu'il se conforme dans la maison de son directeur à tous les usages de dévotion pieuse, qu'il veille sur ses sens, et cherche sans cesse à augmenter sa dévotion.

« Que, chaque jour, il commence par se baigner ; puis, quand il est en état de pureté parfaite, qu'il fasse les oblations prescrites aux dieux, aux saints,

aux mânes, avec de l'eau fraîche ; puis qu'il fasse roblation du feu, et entretienne le feu sacrée

« Qu'il s'abstienne de miel et de viandes de toutes sortes, qu'il ne se parfume pas, ne couvre pas son corps de Heurs, ne boive pas de liqueurs extraites du suc savoureux des fruits et des végétaux.

* Qu'il s'abstienne de femme et de toute substance fermentée, qu'il ne s'oigne pas le corps d'huiles embaumées, qu'il ne se teigne pas les cils avec des collyres, qu'il ne porte ni souliers, ni parasols, s'abstienne de toute sensualité, de chant^ de danse, de musique.

« Qu'il fuie la colère, la cupidité, le jeu, les querelles, les mensonges, les impostures, les médisances.

« Qu'il ne séduise jamais une femme !

« Qu'il se garde de nuire à autrui !

« Qu'il ramasse le bâton de celui qui Ta frappé et le lui rende.

« Qu'il rende le bien pour le mal^ !

» Qu'il se couche seul à l'écart, et fuie à l'égal du

1. Feu sacré, qui ne doit jamais s'éteindre. Dans le temple il est entretenu par les vierges, dans la maison du gourou par les brahmatcliarjs, dans les demeures ordinaires par les femmes.

2. La morale moderne n'a rien ajouté à ces prescriptions du vieux législateur brahmanique.

plus grand des crimes toute pollution nocturne; en cédant à des désirs infâmes, il abrège sa vie et descend au naraca^

« Si le jeune dwidja reçoit involontairement une souillure pendant son sommeil, il doit au lever du soleil se plonger par trois fois dans l'étang sacré en disant : « Que ce qui est parti malgré moi, revienne à moi. »

« Qu'après avoir accompli les premières oblations prescrites du lever, le dwidja aille chercher, selon les besoins de son gourou, de Teau, des fleurs, de l'herbe cousa, de la terre et de la bouse de vache ^, et s'en aille ensuite quêter sa nourriture.

« Le dwidja ne doit demander sa nourriture qu'auprès des gens renommés pour la connaissance de la sainte Écriture, qui accomplissent leurs devoirs et les sacrifices proscrits.

« Il doit commencer toujours par les parents de son directeur, et ses parents paternels et maternels, mais en commençant par ceux qui sont les plus éloignés dans la parenté.

« S'il n'a pas de parents dans le village qu'il habite auprès de son gourou, qu'il aille mendier auprès des

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