Environ quatre mois
« Dans le huitième astérisme lunaire qu'il accomplisse dans la campagne la cérémonie de l'Oulsarga ^
« Qu'il étudie ensuite le Véda, pendant les quinzaines fortes, et les Védangas pendant les quinzaines néfastes.
« Qu'en lisant les Mentras, ou les Brahmanâ, il ne fasse jamais entendre la parole sacrée devant un soudra.
« Il est défendu de lire la sainte Écriture pour soi ou ses élèves dans les cas suivants.
« Pendant les jours ou les nuits de grand vent, lorsque la poussière envahit les maisons^ et pendant la saison des pluies, les sages ont interdit la lecture du Véda comme peu profitable.
« Le vieux Manon a décidé que la lecture devait être interrompue jusqu'au jour suivant pendant les grands éclats de tonnerre, à l'apparition des comètes, pendant les tremblements de terre et les éclipses.
« Quand un grand malheur frappe un village, comme la peste, quand passe un convoi funéraire ou
1. Cérémonie destinée comme nos rogations à appeler la bénédiction des bralimes et des dévas, deDieu et des saints, sur les fruits de la terre.
2. C'est sans doute aux épouvantables cyclones qui déso- \lent l'Inde périodiquement.
un homme corrompu, la lecture du Véda doit cesser également.
« Lorsqu'un brahme versé dans la sainte Écriture a assisté à un sradha, il doit s'abstenir pendant trois jour de commenter et lire le Véda.
« Pareillement les jours de grande fête ou lorsqu'il naît un fils au roi, ou que Râhou est visible dans le ciel*.
« Que le brahme observateur de la loi ne lise point Le Véda près d'un charnier, ni dans les champs, ni revêtu d'un vêtement qu'il avait conservé en s'approchant de sa femme.
« Si le village est la proie des flammes, ou assiégé par des brigands, que le brahme sache qu'il doit cesser sa lecture et porter secours.
<' Il nedoitlire ni à dos d'éléphant, ni monté sur un cheval, un chameau ou un âne, ni en voiture, ni pendant la colère^ ni pendant que deux armées sont aux prises.
« S'il entend au dehors chanter un hymne du Sama et qu'il soit occupé à réciter les prières du Rig ou du Yadjous, qu'il cesse sa lecture.
» Le Rig est pour les dieux, le Yadjous est pour les hommes, le Sama est pour les mânes, et les sons