La vénération de la vache vient d'une tradition antique
D'après cette tradition, les hommes échappés au déluge durent leur vie à un troupeau de vaches qui, réfugiées sur les hauteurs de l'Hiniavat — Himalaya, — pendant et après le grand cataclysme, les nourrirent de leur lait. Et c'est en souvenir de ce service signalé que le troisième jour de la fête du Pongol leur était consacré, et que ces animaux avaient le droit de brouter en liberté dans les champs de riz, de maïs ou de cannes à sucre.
C'est de cette légende également qu'est né le culte du bœuf que nous retrouvons chez les peuples anciens, culte tout symbolique destiné à conserver les services du passé et à constater les services présents rendus à l'agriculture par ce précieux animal, et non à le considérer comme un dieu.
Ni l'Inde, ni l'Egypte, ni la Grèce primitive n'ont adoré le bœuf ni aucune autre espèce d'animaux, et les historiens et les philosophes catholiques qui continuent à éditer cette pieuse calomnie ne font que se décerner un brevet d'ignorance.
On trouve au cinquième livre du Prasada (poëme des poëmes), vaste recueil de traditions antiques, de curieuses explications sur les motifs qui faisaient conserver des animaux dans les pagodes. Le principal était que la plupart des animaux étant assouplis au service de l'homme par la
moïse
« Qa'il n'oublie jamais les préceptes qui concernent les sacrifices, les purifications et les oblations, tels qu'ils ont été déclarés.
* Par l'obesrvation de ceci, son application à commenter les livres saints, à se livrer aux austérités méritoires, et à ne causer la mort d'aucun être vivant, le dwidja se prépare l'immortalité.
•^ Qu'il s'applique à ne jamais nuire volontairement ou involontairement à son gourou, à son père, à
castration, il était nécessaire de ne pas abandonner aux basses castes inintelligentes le soin de choisir et de conserver les plus beaux types destinés à perpétuer la race. Il fut défendu aux soudras de posséder des étalons, ce privilège étant réservé aux pagodes, qui, l'avidité sacerdotale aidant, durent en tirer de gros bénéfices. De là les taureaux Bassouvas, dans l'Inde, et les taureaux Apis, en Egypte, que l'on traite fort à tort de boeufs.
Les anciens avaient un tel mépris pour les eunuques qu'ils n^eussent certainement point inffligé cette triste situation à un animal révéré.
Pour l'Inde le fait est certain, il a toute l'authenticité de la tradition écrite. Les Bassouvas étaient les taureaux types destinés à la reproduction, et chaque pagode, chaque temple même, dans le plus petit village, en entretenait quelques-uns.
Quant à l'Egypte, si nous n'avons rien de précis sur ce point, tout nous démontre que les hiérophantes n'ont dû changer en rien la tradition apportée de l'Inde par leurs ancêtres.
sa mère, aux brahmes, aux anachorètes et aux vaches.
« Qu'il fuie Tathéisme, l'oubli du Véda et des dieux, que la haine, l'hypocrisie, l'orgueil, la colère, et la mauvaise humeur soient bannis de son caractère.
« Qu'il ne frappe jamais personne de son bâton, néanmoins il peut donner quelque correction à son fils ou à son élève pour les punir.
« Le dwidja qui frappe un brahme avec l'idée préméditée de le blesser, sera condamné à tourner sur des pointes de fer pendant cent ans dans le tâmisara.
« Il ne le frapperait volontairement qu'av3c un brin d'herbe, qu'il renaîtrait vingt et une fois dans le ventre d'un chacal immonde.
« Tout homme qui fait couler le sang d'un brahme sera dans l'autre monde dévoré par des animaux féroces autant d'années que le sang aura absorbé de grains de poussière^
« Que l'on sache que le mal porte toujours avec
1. Partout le prêtre a su protéger sa personne par les menaces les plus terribles. Chez tous les peuples en enfance le pieux sjcophante a régné par la terreur, quand la civilisation arrive il se transforme et règne par la corruption.
moïse — MAHOMET. 205
lui sa punition; quiconque a fait Je mal souffrira dans sa per-sonne, ou dans sa descendance le mal engendre le châtiment.
« Le mal peut réussir un jour en apparence, il cause mille prospérités, mais il finit par amener la perte de celui qui Ta causé avec toute sa famille.
« Que le brahme ne se plaise que dans la vérité, la justice, la pureté de mœurs, qu'il enseigne cela à ses élèves, et renonce aux richesses et aux plaisirs quand ils ne sont pas d'accord avec la loi.
« Qu'il entraîne dans cette voie toute sa famille, son pourohita^, son ritwidj^, son père, sa mère, son frère, son fils, sa femme, sa fille,
«Ses oncles, ses hôtes, ses protégés, ses élèves, son médecin, ses parents par alliance, et ses domestiques.
« Son gourou il appelle la bénédiction de Brahma^ son père celle des pradjapatis, son hôte celle d'Indra, son ritwidj celle des dieux .
« Qu'il fuie les présents au delà de ce qui est nécessaire à la vie ; le dwidja avide de présents se perd et cause la perte de celui qui les lui donne comme le bateau qui coule entraîne ceux qu'il porte.