‹ Les législateurs religieuxChapitre 66 sur 113 · Enfer · texte numérisé non relu

Enfer

son esprit sur l'Etre divin, tel est l'état dans lequel doit se trouver le saint personnage, deux fois régénéré, qui approche de la délivrance finale.

« Tout homme pour qui le Véda n'a plus de secret, qui ne craint pas la douleur et ne recherche pas la joie, qui quitte Tordre des pères de famille pour passer dans celui des cénobites, réjouit les cieux qui resplendissent de lumière.

« Qu'il soit toujours seul, sans compagnon, car la félicité suprême ne se conquiert que dans la solitude ; quand il a tout abandonné, c'est alors que les cieux ne l'abandonnent pas.

« Qu'il n'ait ni habitation, ni feu consacré, qu'il ne doive sa nourriture qu'au hasard *, un pot de terre, les cavités des grands arbres pour demeure, les vêtements les plus misérables et une vie solitaire, tels sont les signes auxquels on doit reconnaître un brahme qui approche de la délivrance finale.

« Qu'il ne désire pas la mort; qu'il ne désire pas la vie; ainsi qu'un moissonneur qui, le soir venu, attend péniblement son salaire à la porte du maître, qu'il attende que le moment soit venu.

« Qu'il purifie ses pas en regardant où il met le pied^ qu'il purifie Teau qu'il doit boire, afin de ne donner la mort à aucun animal*, qu'il purifie ses na-

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