D'après les croyances à la transmij^Tatioii des âmes
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rôles par la vérité, qu'il purif^.e son âme par la vertu.
« Qu'il supporte avec patience, et sans jamais les rendre, les mauvaises paroles, les injures et le* coups; qu'il se garde surtout de conserver de la rancune à qui que ce soit au sujet de ce misérable corps.
« Méditant avec délice sur l'âme suprême, n'ayant besoin de rien, inaccessible à tout désir des sens, sans autre société que son âme et la pensée de Dieu, qu'il vive ici-bas dans l'attente constante de la béatude éternelle.
« Il ne doit jamais chercher à se procurer la subsistance, en expliquant les prodiges et les présages, ni au moyen de l'astrologie ou de la chiromancie ^ ni en donnant des préceptes de morale casuiste, ou en interprétant l'Ecriture sainte.
« Qu'il ne se rende jamais dans les lieux fréquentés par les ermites du premier degré qui n'ont pas encore entièrement renoncé au monde.
« Qu'il fuie toute réunion, même celles où n'assistent que des brahmes^ qu'il se garde sur son salut éter-
011 métempsycose, il n'est si petit animal qui ne soit destiné à gravir tous les échelons de la vie universelle, et à parvenir à la dignité d'homme, de déva et de dieu.
1. Se douterait-on que ces superstitions, qui n'ont pas encore disparu de nos mœurs, soient aussi vieilles.
nel de se rendre dans les lieux où Ton fait battre des oiseaux ou des chiens.
« Qu'il erre constamment dans la tenue prescrite avec un plat, une inguière et un bâton, mettant tous ses soins à ne pas faire de mal aux êtres animés.
« Un plat de bois, une gourde, un pot de terre et une corbeille de bambou, tels sont les ustensiles d'un cénobile, autorisés par Manou; il ne doit rien conserver en métal précieux.
« Lorsque la fumée ne s'élève plus dans Tair, que le charbon est éteint, que le bruit du pilon, retombant en cadence sur la pierre, ne se fait plus entendre, que les gens sont rassasiés, que les plats sont retirés, il est l'heure pour l'ermite de mendier sa subsislance.
« S'il ne reçoit rien, qu'il ne se désole pas; qu'il ne se livre pas à la joie, s'il obtient quelque chose; ne doit songer qu'à soutenir sa maigre existence sans se réjouir ou s'affliger de la qualité et de la quantité des mets.
« Qu'il prenne peu de nourriture, c'est le meilleur moyen de maîtriser les organes des sens entraînés par la volupté, et c'est en maîtrisant ses sens que l'homme conquiert l'immortalité,
» Qu'il coû sidère avec attention, pour mieux sanctifier sa vie, les transmigrations des hommes qui sont
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causées par leurs actions coupables, leur chute dans l'enfer, et les tourments qu'ils y endurent.
« Leur séparation de ce qu'ils aiment, la nécessité de supporter ce qu'il détestent, la vieillesse et les maladies qui affligent l'humanité.
K Qu'il réfléchisse que l'Esprit vitale en sortant du grand Tout, subit dix mille millions de transformations avant de revêtir la forme humaine.
« Qu'il observe quels sont les maux incalculables qui résultent de l'iniquité, et les grandes joies qui naissent de la pratique de la vertu.
« Qu'il porte sans cesse son esprit sur les perfections et l'essence indivisible de Paramatmâ — la grande âme — qui est présente dans tous les corps, aussi bien dans les plus bas que dans les plus élevés.
« Qa'ilsache bien qu'un atome est la représentation exacte du Tout.
« Que l'homme accusé faussement et à qui on a enlevé ses signes de caste et les insignes de son ordre continue à remplir ses devoirs ; porter les insignes
1. Germe de vie qui se transforme graduellement pour arriver à la plante, de la plante à l'animal, et de l'animal à l'homme... Les naturalistes modernes de l'école de Darwin ne semblent guère se douter que leur théorie, prétendue nouvelle, n'est que la rénovation d'un des plus vieux systèmes de l'Orient.
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d'un ordre n'est pas une preuve qu'on en remplit les devoirs, pas plus que le fruit du cataca, qui purifie Feau, ne le serait si on se bornait à prononcei son nom sur l'aiguière.
« Que sans cesse, en marchant, le sanyassi regarde de jour et de nuit avec précaution où il met le pied pour ne causer, autant que possible, la mort d'aucun animal.
« Les purifications et le parvaméda* ont été institués pour racheter la mort des petits animaux, qu'il fait mourir involontairement.
« 11 doit, à cet effet, prononcer trois fois en retenant son haleine le mystérieux monosyllabe Aum ! la prière de la sâvitri, et les trois paroles sacrées bhoûrbhouva-swar.
« Ainsi que les impuretés des métaux sont détruites par le feu, ainsi les fautes que l'homme peut commettre sont effacées par la prière.
« Que le sanyassi expie ses fautes par le recueillement, la méditation, la répression de tout désir sensuel, les austérités méritoires; qu'il détruise en lui toutes les imperfections opposées à la nature divine.
« Qu'il suive par la méditation la marche de l'âme