‹ Les législateurs religieux: Manou, Moïse, MahometChapitre 107 sur 117 · Jiis de rasclépiadc · texte numérisé non relu

Jiis de rasclépiadc

des boissons enivrantes^ de Tindigo, de la gomme, et des animauic au sabot non fendu.

« Mais il peut vendre du riz, de Tor, de l'argent et autres métaux, des pierres précieuses, des perles, de la soie, des graines pures, du fourrage en vert, et des boissons non fermentées.

« Le brahme et le xchatria qui dans la détresse oublieront ces prescriptions renaîtront ver rampant dans les excréments d*un chien.

« Si un soudra veut exercer les fonctions réservées aiix castes supérieures, il sera sur-le-champ rejeté parmi les tchandalas, et privé de ses biens par le roi.

« Où irait cette création dont l'ordre est parfait si chacun agissait à sa guise, et usurpait des fonctions auxquelles on n'a droit qu'après de nombreuses transmigrations*?

« Le soudra ne peut jamais sortir de la caste servile ; qu'il serve les autres castes ainsi qu'il a été établi par la résolution divine et la coutume immémoriale, et sa femme, ses enfants et lui-môme recevront la nourriture du maître.

1. C'est toujours le mémo naturalisme fataliste qui catalogue les hommes, comme les animaux et les plantes, et admet des espèces d'hommes perfectionnées et rudimentaires.

moïse MAHOMET. 431

• Le brahme qui, môme en danger de mourir de faim, refuse d'exercer aucun métier et n'a recours qu'à l'aumône accomplit un acte beaucoup plus méritoire.

* Adjigarta qui fut surle point de sacrifier aux dieux son fils ViaschaganaS Tayant vendu en un temps de détresse, ne commit aucune faute cependant.

« Le sage Vâmadeva, pour avoir désiré de la chair de chien, le pénitent Bharadwâtlja pour avoir accepté, avec son fils, une vache du charpentier Vridhou, et Viswamitra, pour avoir mangé du chien que lui avait offert un tchanJala,

« Ne commirent aucun crime, bien qu'ils connussent parfaitement la loi, mais ils ne firent cela que poussés par la faim.

« Cependant il est plus méritoire pour un brahme poussé par la faim de glaner dans un champ ou de recevoir l'aumône, mais glaner est préférable.

« Le brahme dans l'indigence doit être assisté par le roi, mais sans jamais lui rien demander ; le roi qui laisse les brahraes souffrir dans son royaume renaîtra

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