‹ Les législateurs religieux: Manou, Moïse, MahometChapitre 16 sur 117 · SACREMENTS ET INITIATION · texte numérisé non relu

SACREMENTS ET INITIATION

« Seigneur, dirent les maharchis^ à Brighou ab^ sorbe dans sa pensée, dites- nous maintenant quels sont les devoirs que les hommes vertueux doivent accomplir.

« Brighou répondit :

« Écoutez quels sont les devoirs que le Véda prescrit aux hommes vertueux qui veulent devenir inaccessibles aux passions exaltées de haine ou d'amour. Que ces devoirs soient gravés dans vos cœurs.

« L'amour du moi n'est pas ce qu'il y a de plus méritoire, cependant rien dans ce périssable univers ne peut se soustraire à ce penchant. N'est-ce pas pour sa propre perfection et son propre bonheur qu'on étudie la sainte Écriture, et qu'on accomplit les actes prescrits par les Livres saints?

1. Saints personnages arrivés à un tel état de sainteté qu^ils n'avaient plus à craindre de transmigrations inférieures.

« De TespéraûCô naissent le travail et la priôra : toute peine a pour mobile Tespoir d'un salaire, les pratiques de dévotion et les bonnes actions n'ont d'autre but qu'une récompense.

« Où a-t-on vu un acte accompli par un homme qui n'en avait pas la volonté? Quoi qu'on fasse, le désir est le premier pas de l'exécution.

« En observant les devoirs prescrits par les Livres saints^ l'homme conquiert l'immortalité dans Tautre monde^ et dans celui-ci il réalise la somme de bien qu'il lui a été donné de concevoir.

« La loi est extraite du Véda. Dans le silence de la parole sainte, il faut l'appuyer sur la coutume et la conduite des honnêtes gens; en cas de doute, le juge suprême c'est la conscience.

« Quel que soit le devoir enseigné par Manou, ses prescriptions émanent de la sainte Écriture; car la science divine c'est Manou.

« Que le sage étudie avec soin et respectueusement cet ensemble complet de lois, et s'inclinant devant l'autorité de la révélation, qu'il ne cherche pas à dis» cuter ses devoirs.

« Sachez que l'homme qui s'incline devant les prescriptions de la divine srouti — révélation — et de la smriti — tradition, — acquiert de la gloire en ce monde et une félicité parfaite dans l'autre.

« L'ensemble de la révélation, c'est lo Véda; l'en-

semble de la tradition^ c'est Manoa. Ni Tun ni l'autre ne doivent ôtre contestés en rien, le devoir procède d'eux, et non d'autres.

« Quiconque dans les trois premières castes adopte Topinion des livres sceptiques, repousse ces deux origines fondamentales de la loi et du devoir, doit être chassé de la compagnie des gens de bien ^ comme athée et ennemi des Livres saints.

« Le Véda, Manou, la coutume des sages et la conscience sont les quatre sources de la loi et du devoir.

« La connaissance de la coutume suffit à ceux qui ne recherchent ni renommée ni puissance, mais ceux qui désirent connaître les devoirs pour les enseigner aux autres, doivent étudier la révélation qui est le Véda.

« Lorsque la révélation contient des préceptes différents, les sages les observent tous, et les reconnaissent comme loi.

« Il est dit dans le Véda que le sacrifice de chaque jour* doit ôtre offert après le lever du soleil, avant son lever, lorsqu'on ne voit ni le soleil ni les étoiles cela signifie qu'il peut être offert en tout temps.

Page 1