Anachorètes du deuxième degré
« Ce cas n'a été étendu par les sages ni aux xchatrias ni aux yaysias ; il ne concerne que les brahmes.
« Le jeune novice doit s'appliquer à l'étude et chercher à satisfaire en tout son directeur.
« Il doit obéir à tous ses ordres, maîtriser ses sens et sa volonté, et s'appliquer à ce que son esprit soit un reflet de celui du gourou dont il reçoit les leçons.
« Qu'il ait un maintien convenable, un vêtement décent, et ne s'assoie qye quand il en reçoit Tinvitation.
« Que sa nourriture, ses habits et tous les objets dont il se sert soient des plus chétifs; que jamais, soit pour sortir, soit pour rentrer, il ne prenne le pas sur son directeur.
« Il ne doit répondre à une interruption de son gourou, ni couché, ni assis, ni en mangeant, ni en courant, ni de loin, ni en regardant de cdté.
« Qu'il vienne auprès de lui et, debout, écoute respectueusement et réponde de même.
« Son lit et son siège doivent être le plus près de terre possible; une natte suflît.
« Qu'il évite de prononcer le nom de son gourou, et, quand il y est obligé, qu'il le fasse en faisant précéder son nom de : seigneur.
« Qu'il ne se moque jamais de lui en son absence^ et ne s'amuse pas à contrefaire sa voix, ses gestes, sa démarche, ses discours.
moïse — MAHOMET. 7Î>
« S'il entend tenir de mauvais propos sur la réputation de son gourou, qu'il se bouche les oreilles et s'éloigne.
« Si lui-même calomnie son directeur, il renaîtra , à la première migration^ àne ; s'il en médit, chien ; 8'il le vole, insecte; s'il regarde sa femme avec amour, ver.
« Il ne doit jamais lui faire rendre ses hommages par une autre personne, ni quand il est irrité, ou en présence d'une femme avec laquelle il s'entretient.
« S'il est en voilure et qu'il aperçoive son gourou, qu'il descende immédiatement pour lui rendre les honneurs.
< Qu'il ne s'asseye pas avec lui contre le vent, et ne parle pas en criant, quand il est loin, pour se faire entendre.
« Si le gourou de son gourou vit encore et qu'il vienne dans la maison, le brahmatchari doit en user avec lai exactement comme s'il était son propre directeur.
« Si ses parents entrent chez son père spirituel, il ne peut les saluer qu'après en avoir reçu la permission.
« Il doit tenir la môme conduite, et vénérer tous les gens qui lui enseignent la vérité, lui donnent de bons conseils, et cherchent à l'éloigner de l'erreur.
quand bien mâme ils ne seraient point ses professeurs et n*appartiendraient pas à sa parenté.
« Qu'il se comporte de môme avec tous les gens de bien, avec les parents et le fils de son directeur, s'il est plus âgé que lui.
« Mais il ne doit ni oindre de parfums la chevelure et le corps du fils de son directeur, ni le servir et le masser au bain, ni lui laver les pieds, ni manger ses restes.
« Si ]a femme de son directeur et les autres parentes qui habitent la maison sont de la même Câsle que lui, le novice doit les honorer à Tégal de son gourou ; mais si elles sont d'une caste inférieure, il n*est tenu que de se lever en leur présence et de les saluer.
« L'élève ne doit point accepter de servir au bain la femme de son directeur, de répandre des parfums sur elle, de la masser, d'arranger ses cheveux avec art, et de les oindre de parfums.
« Il ne doit pas non plus se prosterner devant la jeune épouse de son directeur en touchant respectueusement ses pieds, si par son &go il a déjà acquis la science du bien et du mah
« Il est dans la nature de la femme de chercher à plaire aux hommes et à les séduire, mais les sages ne se laissentjamais aller jusqu'à cédera leurs attraits, quand cela est blâmable.
moïse — • MAHOMET. 81
« La femme peut détourner de rhonnêteté et de modération les hommes forts et pleins d'expérience, aussi bien que les hommes faibles et ignorants. Le joug des passions amoureuses ne nous abandonne plus dès qu'il nous a courbés sous lui.
< Il ne faut pas demeurer dans des lieux isolés, seul avec sa mère, ses sœurs, sa fille ou ses autres parentes ; les sens excités par Tisolement sont si puissants qu'ils ont parfois raison de l'homme le plus sage.
» C'est ainsi que le richi Vasta, retiré dans une caverne avec ses deux filles, pour fuir la méchanceté des hommes du pays de Kota, les rendit mères toutes les deux ; et pour cela il accomplira des milliers de migrations parmi les végétaux et les animaux, avant de reconquérir la forme humaine *.
« Mais un jeune élève ignorant le mal peut, suivant le mode prescrit, se prosterner aux pieds de la jeune épouse de son directeur, et les toucher en signe de respect.
« Le brahmatchari, au retour d'un voyage, doit s'incliner dans la poussière et toucher avec respect, du front, les pieds des femmes de son père spirituel.
« L'homme qui creuse la terre sans relâche avec une pioche, finit par rencontrer une source d'eau; de